‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 57 sur 235 · De Cœlo et Mundo, f. 119 v · texte numérisé non relu

De Cœlo et Mundo, f. 119 v

2.. Expos, média in Phys., f. 202 v° et sqq. s 3. Destr. Destr., disput. XI et XIII. — XII, Metaph., comm. 37.

4. Epit. Metaph., tract. IV, f. 399 v° (édit. 1560). —Destr. Destr., disput. I, f. 341 v°.

5. Dans la Destruction de la Destruction (disput. III, f. 101 v°, 102), Ibn-Roschd parle de la Providence à la manière vulgaire , et avec une pompe de langage qui ne lui est pas habituelle ; mais cet endroit semble avoir été gravement modifié par le traducteur.

d'un élément indéterminé (la matière) et d'un élément déterminatif (la forme), la matière devient l'infini, le fond permanent de toute chose. La matière est le possible, et le possible c'est l'éternel1. Assurément la forme de ce raisonnement était attaquable , et ce n'était pas à tort que les Motecallemîn répliquaient : Votre erreur est d'envisager la possibilité comme une chose réelle. La possibilité n'a aucune subsistance ; c'est une pure conception de notre esprit, sans aucune réalité2. Ceci était péremptoire contre l'expression un peu grossière de la théorie aristotélique , mais n'entamait pas la profonde vérité qui servait de base à cette théorie, à savoir l'éternelle identité du fond permanent des choses, à la surface duquel se déroulent les lignes toujours oscillantes et variables de l'individualité.

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