‹ Averroes et l'averroïsme: essai historiqueChapitre 93 sur 235 · Destr. Désir., disp. VI, f. 206 (édit · texte numérisé non relu

Destr. Désir., disp. VI, f. 206 (édit

3. Destr. Destr., Prol. Légales inimici reperiuntur philosophorum... , Nos itr'itur lUorem persecutorum nostrœ ma tris charissimœ philosophiez gerentes.,. .

dent la foi religieuse qu'ils ne tenaient que de l'habitude, et deviennent zendiks - »

Il n'est pas jusqu'à la pensée impie qui , durant tout le moyen âge, pesa sur Averroès, l'idée des trois religions comparées, qui ne se retrouve en germe dans ses écrits. Ces expressions : Omnes leges, loquentes trium legurn quse hodie sunt*, reviennent souvent sous sa plume, et semblent impliquer dans son esprit une généralisation hardie. L'indifférence en religion est, du reste, un des reproches que Gazali adresse aux philosophes. (( La source de toutes leurs erreurs, dit-il dans la préface de sa Destruction, est la confiance qu'ils ont dans les noms de Socrate , d'Hippocrate , de Platon, d'Aristote, l'admiration qu'ils professent pour leur génie et pour leur subtilité, la croyance enfin que ces grands maîtres ont été amenés par la profondeur de leur esprit à rejeter toute religion et à en considérer les préceptes comme l'œuvre de l'artifice et de l'imposture3. »

Nous possédons, au reste, deux traités où Ihn-Roschd a cherché à développer son système religieux; l'un : Sur V accord de la religion avec la philosophie1", l'autre : Sur le vrai sens des dogmes religieux*. La philosophie est le but le plus élevé de la nature humaine ; mais peu

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