‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 214 sur 686 · Telles sont les paroles qui abattent tous les dévas · texte numérisé non relu

Telles sont les paroles qui abattent tous les dévas

XVII- 30. Telles sont les paroles adversaires (^) redoutables de la Druje Naçus qui des cadavres se jette sur les vivants ;

(') La ressemblance des noms a fait assimiler ces trois dévas à Indra, à Çiva et aux Açwins de l’Inde; mais cette assimilation repose sur une base bien fragile.

(2) Spiegel fait de ce mot (aghatasha) un nom propre. Il est plus probable qu’il forme, uni à déva, une expression apposée au nom d’Aeshma (Zam. Yesht, 95; Mihr Yesht, 97, 134, 93). De même aux §§ 28-29, du chap. XI Bushyançta est nommée deux fois.

(*) C’est le sens que donne Neriosengh. On pourrait aussi traduire : déva de la luxure. Voy. varun. Ardâ V. N. 95, 7. Comp. le sanscr. vara, amant. Spiegel traduit : déva de la pluie, désignation qui est aussi admissible et concorde mieux avec le nom suivant : déva du vent. Ce dernier sens est attesté par la glose pehlvie.

(^) Ou bien : Qui sont une arme contre Anro-Mainyus.

(®) Comp. Çrosh Yesht, 15, où le sens de ce mot ne fait pas de doute.

FARGARD X.

31 . Telles sont les paroles adversaires de la Druje Naçus qui, s’élançant des cadavres, souille les corps vivants.

XVIII-32. C’est pourquoi tu feras ces neuf trous (*), ô Zarathustra !

33. Là où la terre est le plus dépourvue d’eau et de plantes ;

34. Où les hommes et les troupeaux ne trouvent point de nourriture (^).

35. La pureté est, pour la naissance, le plus grand bien (qui soit donné) à l’homme.

36. La pureté, ô Zarathustra ! c’est (la fidélité à) la loi de Mazda.

37. Celui qui purifie sa propre nature par de saintes pensées, de bonnes paroles, de bonnes actions (celui-là a la pureté véritable).

XIX-38. La nature droite est la vraie purification. En ce monde visible, la vraie purification est pour chacun la droiture de sa propre nature (^).

39. (Et cette nature est droite chez) celui qui se purifie soi-même par de saintes pensées, de bonnes paroles et de bonnes actions.

(>) Voy. l’introductiou de ce fai'gard.

(2) Litt. : non mangeable pour...

(3) C’est là, croyons-nous, le vrai sens du pehlvi, lequel, malgré l'avis contraire de Spiegel, nous paraît interpréter le texte exactement. Le mot que nous traduisons par nature y est rendu par loi, mais le sens est le même au fond; l’un et l’autre mots désignent les tendances du cœur et de l’esprit.

FARGARD XT

MODE DE PURIFICATION DES MAISONS, DE L'EAU, DU FEU ET D’AUTRES OBJETS ; PRIÈRES PARTICULIÈRES ET GÉNÉRALES PRESCRITES POUR CETTE CÉRÉMONIE; PRIÈRES CONJURATOIRES.

Ce fargard traite d’une matière analogue à celle du dixième, mais il n’est point la continuation de ce dernier; son sujet est indépendant de tout autre. Il s’agit ici non plus de délivrer les fidèles de la possession de la Naçus, mais d’écarter de la demeure, des éléments et des hommes tome souillure, toute influence des dévas. Les prières particulières assignées à chaque genre de purification sont encore tirées des Gàthâs et approjjriées à chaque objet. Nous nous abstenons de les traduire, ce n’est point le moment de le faire ni d’entamer les discussions que leur exj)lication nécessiterait. Chacune d’elles, du reste, se rapporte à l’objet qui doit être purifié et le nomme. Bien qu’il ne compte que très-peu de versets (41), ce fargard n’a pas échappé aux interpolations. La mention de la lune, du soleil, des étoiles et de la lumière que l'on trouve aux §§ 4-5 provient certainement d’une retouche. Rien de semblable à la purification des astres ne se rencontre dans les parties les plus anciennes de l’Avesta. Aussi les §§ 11-24 ne contiennent aucune prière relative à cette purification ; il n’en existait point dans la liturgie antique et l’interpolateur n’a point osé en introduire une de sa composition. Les prières conjuratoires des §§ 26 et suivants n’ont rien de plus authentique ni de plus sûr.

I- l . Zarathustra demanda à Ahura-Mazda : Ahura-Mazda, Esprit trèssaint,

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