Qu’on lie le chien des deux côtés
86. Si on ne le fait pas et si ce chien muet et d’un mauvais caractère blesse un animal appartenant aux troupeaux ou un homme,
87. (Le coupable) devra expier le mal fait au blessé par la peine du baodhavarsta.
XXXII-88. S’il attaque une première fois un animal appartenant aux troupeaux, s’il blesse une première fois un homme, qu’on lui coupe l’oreille droite ;
89. S’il attaque une deuxième fois un animal, s’il blesse une seconde fois un homme, qu’on lui coupe l’oreille gauche;
(*) Litt. : L’âge; mais ce mot, comme l’indique le pehlvi, est pi'is dans le sens de décrépitude produite par l’âge.
Le motif invoqué dans ce § ne prouve pas des conceptions très élevées ; le Sadder en propose un autre qui ne l’emporte guère sur celui-ci. C’est que le chien, dit-il, est le plus pauvre des pauvres, soit sur terre, soit sur mer. Voyez P. XXXV.
(2) Le deuxième terme de ce § est obscur ; nous traduisons d’après le pehlvi qui semble être exact. Pairiçpaçâna regardant ça et là pour trouver sa nourriture. Peut-être «gardiens.» Cp. le pera. pâsbân. — Glose pehlvie : qui garde les biens.
(®) Sadder P. XXXV ; « Quando panem comederis, 3 bucellas pro canibus sepone, etc. » — Graisse; peut-être moelle, comme le madhura de Nériosengh. Le Pehlvi ajoute un quatrième terme : pain.
(b Ou bien peut-être : non sain d’esprit.
(®) Manôthri,a.\x Yesht V. 127, est bien probablement le collier d’AndWta.Comp.Lagarde, op. cit., 46.
FARGARD XIII.
XXXIII-90. S’il attaque une troisième fois un animal des troupeaux, s’il blesse une troisième fois un homme, qu’on lui coupe le pied droit ;
91 . S’il attaque une quatrième fois un animal des troupeaux, s’il blesse une quatrième fois un homme, qu’on lui coupe l’oreille gauche ;
92. S’il attaque une cinquième fois un animal des troupeaux, s’il blesse une cinquième fois un homme, qu’on lui coupe la queue.
XXXI V-93. Qu’on atïermisse bien le bois,