‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 422 sur 686 · I . Donne-moi, ô Ahura-Mazda qui as créé le bœuf, etc · texte numérisé non relu

I . Donne-moi, ô Ahura-Mazda qui as créé le bœuf, etc

trouve dans le corps des animaux et de l’homme. 3® Le feu Urvazista (qui élève) qui anime les plantes. 4® Le feu Vâzista (qui emporte ou frappe; cf. vazra) ou feu de la foudre. 5“ Le feu Çpenista (trèssaint ou très-vivifiant) des usages domestiques. Le Boundehesh ajoute à cette explication que le second dévore des aliments et de l’eau; le troisième, de l’eau et non des aliments; le quatrième, des aliments seuls, et le cinquième ne dévore ni aliments ni eau.

(2) Le texte de Westergaard est ici différent. On y trouve intercalé Y. VI, 4, 2-54, sous les n*' 12-18, ainsi que XXVI, 1 et 2.

(*) Emprunté à Y. L, 7. Le reste du chapitre est une reproduction de XLVl.

YAÇNA

Le Hà XIX est une sorte de commentaire de la prière Yathâ Ahû Vairyô, de cet Honover si singulièrement transformé en verbe créateur. Le texte de cette prière est encore très diversement interprété. Nous ne saurions admettre les traductions des docteurs Spiegel et Roth ; car elles sont contraires à ce commentaire écrit par un auteur bactrien, connaissant très bien encore la langue de l’Avesta. Nous ne pouvons admettre non plus l’explication du docteur Haug, dans son intégrité (') ; il nous semble impossible d’admettre que l’Honover ait pour objet et pour but, le choix que le Mazdéen, âgé de quinze ans, doit faire d’un protecteur céleste parmi les Yazatas et d’un . précepteur parmi les destours. Un acte qui ne se rapporte qu’à un seul moment de la vie ne peut être l’objet d’une prière que le lidèle doit répéter à chaque instant. Le commentaire bactrien ne nous semble pas s’accorder avec cette interprétation. Voici le sens de l’Honover ou Ahuna-Vairya, si nous ne nous trompons point : De même qii' il existe un maître -suprême, parfait {^), ainsi il est un maître de la loi {établi) pour {maintenir et propager) la sainteté (^); régulateur des bonnes pensées (^) et des actions ressortissant de l'ordre des choses {qui se réfère) à Mazda La puissance souveraine appartient à Ahura (®), il a constitué celui-ci, {le maître de la loi) protecteur {pasteur) des faibles. C’est ainsi que les Parses lisent cette prière; mais il est évident que le texte, que notre commentateur avait en vue dans le XIX® Hâ, était très différent. Ce dernier, en effet, a cinq parties, {panca thaesha) et l’Ahuna des Parses en a trois ou six. Celiü-ci n’a point non plus les mots Mazdài hujitis qui figurent au troisième tkaesha (§ 31). Il semble que l’Ahuna vairyo primitif devait contenir ces mots : «Yathâ Ahû vairyô athâ ratus.... viçpanâm maziçto.... Mazdâi hujitis — vanhéus dazdâ mananhô skyaothnanâmca.... Ahu dâmabya, khshathrem Ahurâi, etc. >• Cette question demande un examen spécial : nous nous en occuperons ailleurs. L’Ahuna vairya des Parses rappelle les points principaux de la doctrine mazdéenne; mais elle a surtout pour objet et pour but d’inculquer le respect pour l’autorité des chefs spirituels du Zoroastrisme. C’est pourquoi l’Avesta exalte tant cette prière de grand mérite et de haute valeur. Il y a loin de lâ au verbe créateur, â l’Honover traditionnel. Ce Hâ se compose de deux parties d’origine différente. La première (§ 1-20) est rhythmée, la seconde est un commentaire en prose ajouté â une époque récente.

(0 The Ahuna vairya formel, etc. p. 2 (90) et 34 (122). Nous ne parlons point de celle d’Anquetil; elle n'a, pour ainsi dire, rien du texte.

(*) Comp. khshathra vairya — peut-être aussi : à qui il faut croire, qu’il faut reconnaître. Vairya est participe futur necessitatis de var qui signifie choisir, croire, et signifie ou à qui il faut croire, ou qui doit être aimé, excellent, parfait.

(3) Ou bien : en vertu de la loi de pureté.

(*) Litt. : du bon esprit.

(^) Du monde de Mazda, du monde à Mazda. Mais le datif est peut-être ici pour le génitif comme dahâkâi, Farg. I. 69.

(«) Ahura désigne Ahura-Mazda. Cf. § 14.

YACNA.

I- l. Zarathustra demanda à Aliura-Mazda : Ahura-Mazda, esprit très auguste, créateur des biens corporels, être pur!

2. Quelle est la parole (‘) que tu as proclamée (devant) moi,

II- 3. (Parole qui) existait (^) avant le ciel, avant l’eau, avant la terre, avant la vache, avant la plante, avant le feu, fils d’ Ahura-Mazda, avant l’homme juste, avant les dévas, et les hommes impies, avant tout être corporel, avant tout bien créé par Mazda et d’origine pure ?

III- 4. Alors Ahura-Mazda dit : c’étaient, ô très saint Zarathustra, les parties (^) de l’Ahuna vairya, que je t’ai dites,

IV- 5. (Qui étaient) avant le ciel, avant l’eau, avant la terre, avant la vache, avant la plante, avant le feu, fils d’Ahura Mazda, avant l’homme pur, avant les hommes impies, avant tout être corporel, avant tout bien créé par Mazda et d’origine pure.

V- 6. Ces parties de l’Ahuna vairya, ô saint Zarathustra, récitées sans ajouté (‘) ni retranchement,

7. Valent cent des chants principaux, récités sans ajouté ni retranchement.

8. Si même (elles sont) récitées avec ajouté et retranchement, elles valent cependant dix autres ratus.

VI- 9. Et si quelqu’un, dans ce monde visible, ô saint Zarathustra, se rémémore (®) les parties de l’Ahuna vairya, ou si, se les rémémorant, il les prononce, ou si, les prononçant, il les récite à haute voix, ou si, les récitant à haute voix, il les honore ;

10. Je ferai moi-même pénétrer son âme trois fois (®) dans le paradis à travers le pont (Cinwat), moi qui suis Ahura-Mazda,

(1) Mieux encore, peut-être : la prière. Litt. : à moi.

(2) Ce doit être là le sens et non : je te l’ai dit avant le ciel, etc. Le texte le demande ainsi : âça... para açmem. Autrement dça serait superflu. En outre, pour admettre l’autre sens, il faut supposer qu’Ahura-Mazda a annoncé ceci non à Zoroastre, mais à son Fravashi, ce dont le texte ne dit mot.

(3) Litt. : la division. L’Ahuna vairya est divisé en trois lignes, vers ou parties.

(*•) Sens naturel du mot, confirmé par le pehlvi : celui qui met un autre texte (ou verset) au milieu. Aipi vac, dire en plus, ajouter en disant.

(3) C’est le seul sens qui conserve la gradation et qui ne produise pas de répétition inutile dans les mots suivants, ou n’introduise pas de mot sans valeur.

(®) On ne peut dire avec certitude quelle est l’utilité et le but de ce triple passage du Cinwat. Un seul sufiSt pour arriver au monde céleste; est-ce une simple figure emphatique, est-ce la désignation du pardon de trois fautes dignes de perdition, ou une 'promesse qui doit s’accomplir, selon le dire des Parses, le jour où Herbed dit son premier Yaçna î II nous semble que les termes mêmes du texte interdisent toutes ces explications. La promesse est générale; il ne s’agit pas du passage qui se fait après la mort, ni d’une cérémonie déterminée, mais de tout cas où un Mazdéen, ou peut-être un Atharvan, récite cette prière, selon les rites du Yaçna. Du reste, tout ceci est de date assez récente. Le sens est, pensons-nous, qu’Ahura fera visiter trois fois le paradis comme le fît Ardâ-i~Virdf.

YAÇNA

11. Jusqu’au paradis, jusqu’à la pureté parfaite, jusqu’aux lumières suprêmes.

VII- 12. Mais si quelqu’un, dans ce monde visible, en récitant les parties de l’Ahuna vairya, l’écourte,

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