‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 544 sur 686 · XXX- 125. Honore Ardviçûra · texte numérisé non relu

XXX- 125. Honore Ardviçûra

126. Qui se tient sur son trône, parlant, enseignant (^), sous la forme d’une jeune fille, belle, forte, majestueuse, ceinte d’une haute ceinture, à la taille élancée, noble par son brillant visage, ornée d’un manteau du plus séduisant aspect, couvert d’ornements d or (^);

127. Portant en main le bareçma, selon la règle (‘), et laissant balancer des pendants d’oreille d’or à quatre faces. Elle porte une émeraude à son beau collier, Ardviçûra Anàhita. Noblement parée, Ardviçûra Anàhita, elle se serre la taille (®) pour donner à son sein une forme gracieuse et séduisante.

128. Au-dessus (®), elle s’est attaché un bandeau (brillant) doré, à cent étoiles, formé de huit plis (^), (d’un aspect) charmant, orné de banderoles, brillant, arrondi (®), fait avec art.

129. Elle porte, Ardviçûra Anàhita, un vêtement (de peau) de castor (fait des peaux) de trois cents castors, nés à quatre (®), (beaux) comme l’est le plus beau et le mieux coloré de tous les castors qui vivent sous l’eau — comme cela se fait par celui qui vend (*®) des peaux au temps fait pour cela, — l’argent et l’or y brillent par (leur) abondance.

130. Je te demande donc ici, ô bonne et vivifiante Ardviçûra, cette faveur, de pouvoir, en répandant les bénédictions, donner la sécurité aux

(') Stat.

(^) Fravadhema ne peut signifier habillée; fra serait impossible; puis ce mot est trop séparé des termes d’habillement.

(*) Ou fort, large, étendu. Cp. frâz.

(*) De mâ, mesurer {mâm)'i

(*) Litt. : « le milieu. »

(®) Nous ne saurions admettre, que upairi seul désigne le sommet de la tête; il s’agit ici d’un bandeau qui tient les fstânas; ce qui précédé ne se rapporte qu’à la taille et à la ceinture.

{’) Cp . kunc, kuc.

(*) Suivant la forme des fstânas.

(•) Nés dans de bonnes conditions; le castor a régulièrement quatre jeunes.

(10) Cf. Venum, veneo, etc.

YESHT VI.

vastes royaumes, abondant en aliments, donnant la force (*) (par leur appui (^), aux chevaux jetant l’écume, aux chars retentissants, aux traits lancés (sans cesse contre les ennemis); (bien) nourris (^), au breuvage (bien) préparé, d’une odeur suave. Près des tapis de ton trône (‘), je dépose ce vœu qui (par ses résultats) rend complète toute félicité et donne la grandeur au royaume.

131. C’est pourquoi, Ardviçûra, sainte et pure, je te demande (de me donner) deux êtres valeureux, l’un bipède, l’autre quadrupède (®); un bipède valeureux qui soit rapide, prompt à partir, avançant hardiment et prudemment dans les batailles en char (®) ; un quadrupède qui puisse s’élancer sur l’extrémité gauche ou droite, droite ou gauche d’une armée au front Ç) étendu.

132. En vertu de ce sacrifice, en vertu de ce culte, viens, descends, ô Ardviçûra, de ces (lieux) étoilés vers la terre créée par Ahara, vers le Zaota qui sacrifie, vers cette plénitude de dons coulant à flots, (viens) pour protéger celui qui t’ofïre ces Zaothras, ces dons et ce sacrifice et qui implore tes faveurs, ô toi qui dispense les biens, afin que tous les braves viennent en t’invoquant commme l’on fait ceux (®) de Kava Vîstàçpa.

Par son éclat et sa majesté, etc.

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