‹ Avesta, livre sacré du zoroastrismeChapitre 643 sur 686 · Autres (sont) les perpétuateurs du monde · texte numérisé non relu

Autres (sont) les perpétuateurs du monde

77. Traversable est la voie que garde un fleuve coulant’du sol ; celle-là seule n’est pas traversable celle de l’air impitoyable.

78. Traversable est la voie que garde un serpent gros comme un bœuf, tuant les chevaux, tuant les hommes, frappant les hommes, impitoyable. Celle-là seule est intraversable celle de l’air impitoyable.

(') Frazâma.

FRAGMENTS

79. Traversable est la voie que garde un ours (gros et vigoureux) (*), au front blanc, impitoyable; celle-là seule est intraversable, celle de l’air impitoyable.

80. Traversable est la voie que garde un homme (un) brigand abattant d’un coup, impitoyable. Celle-là seule est intraversable, celle de l’air impitoyable.

81. T raver sable est la voie (que suit) une armée (^), pourvue de chars (^), étendue (^) ; celle-là seule'ue l’est pas, celle de l’air impitoyable.

82. De même que le méchant acquiert du bétail, ainsi il acquiert un cheval, il acquiert un troupeau de brebis, du grain (^).

83. (Mais) poussière est le bétail ; poussière les chevaux ; poussière l’argent, l’or ; poussière l’homme vaillant (®), puissant.

FARHANG-I-OIM-HADUK

FRAGMENTS INSERES DANS LE FARHANG-Î-OÎM-HADUK.

III. 12-14. Quelles sont les (parties de la) peau(x) de la tête [aêdhay.

(Il y en a deux ; la plus grande est celle) qui est sous la partie postérieure du crâne. Quelles sont les plus petites ? celles qui sont sur la partie antérieure.

Celui qui secoue la tête d’un homme (mort), sans faire le sagdid, ou un seul os du crâne ou qui défait tous les os du crâne est tanâfurX.e^ autres (qui brisent un autre membre ou os) doivent expier cette faute par la peine du Qaro (^)

III-35. Un parler élégant, réfléchi, bien posé, observant les règles religieuses.

(') Comp. le sansc. xina, maigre, faible. Les traducteurs semblent avoir lu ayanhaêna.

(2) Litt. : la voie d’une armée (terrestre et non démoniaque).

(®) Ou : puissante mais non armée d’arbalètes. Cakhra n’a point ce sens en avestique; l’arbalète ne faisait point partie des armes avestiques (Voy. Farg. XIV). Le cakraçastra du traducteur sanscrit est le résultat d’une méprise d’un Hindou. Cette circonstance enfin ne rendrait pas l’armée en question plus redoutable.

(*) VyâzcLa de vy â az. Geiger compare vyâja, ti’omperie; mais ce sens ne cadre pas avec le reste. Tout ici est emprunté à l’idée de la violence ouverte.

(^) Non du pâturage pour les brebis. Yavanh est du grain non de l’herbe. Maêshinem] est proprement res ovina.

(•î) Ciryô, comp. le pehlvi ch\

(D Voy. Fargard IV, 107.

FRAGMENTS

III- 36. Un homme (ordinaire) qui a la science des mots, vaut mieux (est meilleur) qu’un savant qui les dit (sans bien les connaître).

Ill (in f.) Bonne renommée pour le corps et long bien-être pour l’âme !

Que tout le monde corporel soit exempt de dépérissement, de mort, de corruption, de putréfaction (et cela) longtemps, c’est-à-dire pour jamais.

Un cheval de première qualité est estimé, pour un pays, de la valeur de huit vaches de trois ans.

IV- 2. La dernière de ces étoiles est comme la tête d’un homme de moyenne taille ?

Celui qui ne concède pas (‘) à l’homme qui (lui) fait une demande,

(Le juge doit considérer) le bien, l’intention et le temps.

Tout doit être disposé par l’Ahu et le Ratu selon la loi, la raison, selon les lois d’Asha Vahista.

Le pont (Cinvat) arrive aux (deux) passages (vers le ciel et l’enfer). Celui qui est un peu exercé à la lutte est fort, celui qui est très exercé domine tout ('^).

Habile (yukhtô) est Pourushaçpa, (pleins) ’d’habileté sont les fils de Thraetaona.

(Yaeshenta) Les choses qui bouillissent, tombent.

(Yazâi âpem) Je veux honorer Beau Frazdânu. Je voue culte, honneur, puissance et force pour toujours, pour l’éternité.

V. Qui est un juge plein de discernement? c’est celui qui a la connaissance des droits.

(Cavaitî Aêtshya)T)e combien est le: (^) de douze gâmas (pas). Deux fois un dakhshmaiti est (^) autant qu’un yaojesti. Enfin deux fois un hâthra est autant qu’un tacar.

Le hâthra sert aussi à compter le temps, le jour et la nuit.

De douze hâthras (heures ?) est la première partie du jour (^) au dixhuitième finit la moyenne, au vingt-quatrième la dernière.

(') Ou ; ne répond pas. Lisez pereçemnâi.

(2) Yôishtô (de yud ou yit), thvoahhshitô ; huyôishtô, paitishathrô (sha pour hhsha comme dans shîti,&ic.)

(3) Mot altéré.

(*) Ou bien : un dakhshmaiti est deux fois autant qu’un yaojesti.

(5) En y comptant la nuit, semble- 1- il, d’après la version pehlvie. Les six heures de la moyenne comprennent l’avant midi, celles de la dernière, l’après midi.

FRAGMENTS

Il y a différents hâthras. Le dernier est de trois pas... Une longueur de trois pas est ce (qui compte) en fait de pas. Il en est ainsi pour le juge et pour la décision, il en est ainsi pour le droit et pour celui qui a droit. Le juge doit être favorable à tous deux^ le réclamant et le défendeur .

FRAGMENT DU NIRANGISTAN (Voy. An Old Zand Pahlavi Glossary, pp. 76-78 et 126)

A dater de quand la bénédiction des eaux a -t-elle lieu (régulièrement)? Depuis le lever du soleil jusqu’au coucher, elle a lieu convenablement. (Il en est) ainsi en été. Celui qui apporte des Zaothras à Peau après le coucher du soleil, avant le lever, n’agit pas mieux que s’il l’entraînait en le livrant en iiouvviinve (vâçtarem) à un serpent venimeux.

A dater de quand a lieu régulièrement la prière de satisfaction des chefs du Gah Uziren (*)? Depuis le milieu du Gah Uziren jusqu’au coucher du soleil, elle a lieu convenablement. Il en est ainsi en été. Mais, en hiver, si elle (a lieu) avant le coucher du soleil, on doit réciter des Ahuna-Vairyas et six fois le Çpenta-Mainyus, très-exactement et très-pieusement. Après cela, on peut dire sans crainte ces autres prières (aux chefs du Gah Uziren) jusqu’au milieu de la nuit.

A dater de quand se fait la prière de satisfaction des chefs du Gah Aiwiçrûthrema (f) ? Elle se fait convenablement depuis le coucher du soleil jusqu’au milieu de la nuit. Cela pour l’hiver et cela pour l’été.

(‘) Probablement le Gah Uziren. Voy. p. 592.

(}) Gah Aiwiçrûthrema. Voy. p. 593.

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