LIS
Et c’est vous qu’il a chargé de Cette commission ?
RAtSîlNltt.
Dame ! ils me chargent tous de leurs commissions.
USA
Nigaud ! mais tu ne sais donc pas que je t’aime ! toi !
Raisinet.
Moi!
USA
Toi!
KAiSINET.
Toi !
USA
,Moi!
RAISINET
Allons, bon! encore üne! je n’ai pas de chance!...
* i* i '• ^ISA. ^ •
Je t’aime à en perdre la raison...
RAISINET
Lisa ! combattez cette belle passion à laquelle je ne puis correspondre.
USA
Tu mens ! ton ne2 a feteüé.
RAISINET
. Eh bien oui ! je pourrais vous aimer, mais le moment n’«n est pas encore venu.
USA
Pourquoi ?
RAISINET
Je n’en sais rien... mais j’ai vu que ça se faisait comme ça au Gymnase. Mariez-vous d’abord... et plus tard, bien plus tard,, quand nous serons bien dégommés tous los deux, quand vous aurez le menton de galoche... et que . je n’âurat plus de cheveux... venons nous trouver mutuellement, et si nous avons la chance d’ètre veufs, alors nous pourrons nous unir!
AVEZ- VOUS BESOIN »’ ARGENT
USA
Cet arrangement me plaît. Quel avenir prospère ! mais tiendrez-vous votre serment ?
RAISINET
Voici comme gage de ma franchise... un cœur en pain d’épice que j’ai rapporté de la foire de Saint-Cloud.
Air : Sapeur pompier.
Voici mon cœur! (bit.)
Chère Lisa, daignez le prendre !
Comme un’ preuve de mon ardeur,
J’ vous donn’ le côté le plus tendre. »
Gardez mon cœur Sur votre cœur
Comme un gage de ma candeur!
LISA
Même air.
Je prends ce cœur (bit.) *
Dont vous me fait’s le sacrifice...
Et qu’en ce jour, de votre ardeur.
Il soit le gage en pain d’épice!
Oui, votre cœur S’ra sur mon cœur Le gage de votre candeur.
RAISINET
Ainsi, voilà qui est convenu , vous me fichez la paix pour le quart d’heure et vous épousez Jean Gigot?
USA
Ah ! j’aimais pourtant bien ta brutalité et ta rude franchise!
RAISINET
Oubliez-les, et prenez Jean Gigot.