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RACES MALAISE ET INDIENNE

entre elles que par leur plumage : la noire et rouge, la rousse, la blanche et la pile. L'Indienne ne se présente jusqu'à présent qu'avec le plumage noir et rouge ou le plumage blanc.

Dans les variétés noire et rouge, le coq a le camail, le dos, les reins franchement rouges; les petites et moyennes tectrices noires et rouges ; les grandes tectrices noires ; les rémiges secondaires et primaires rousses ; le plastron noir, la queue noire à reflets métalliques. Le plumage de la poule est couleur perdrix.

Dans la variété rousse, le coq diffère du précédent par une teinte générale plus rousse que rouge et un plastron à plumes noires bordées de marron. La poule a les plumes du camail noires avec frange jaune très large et celles du reste du corps rousses.

Dans la variété pile, le coq a le camail rouge, parsemé de plumes blanches, sauf dans son tiers supérieur qui est blanc ; les moyennes et les grandes tectrices sont rouges, et toutes les autres blanches. Chez la poule le camail et le devant du cou sont marron clair strié de blanc ; les couvertures des ailes sont blanches bordées de marron et toutes les autres sont blanches.

Les races Malaise et Indienne sont très rustiques, mais peu précoces. Leur chair est médiocre, mais leur format et Je grand développement de leurs muscles pectoraux sont des qualités dont on peut tenir compte en bien des circonstances pour l'obtention, par voie de croisement, de beaux poulets.

L'union des coqs de ces races avec les poules de nos races françaises de Bresse, de Houdan, de Mantes, de Crèvecœur, etc., donne toujours des poulets à poitrine très développée, très gros, à plumage généralement noir et dont la chair est aussi fine et aussi blanche que celle de nos races. La reproduction de ces métis entre eux n'est cependant pas recommandable, parce que l'élément Malais ou Indien devient prépondérant et que les métis de troisième ou quatrième génération sont presque des Malais ou Indiens purs.

L'aptitude au combat est, dans ces races, très réelle. Dire que leur caractère est féroce est sans doute exagéré, mais il faut convenir cependant que leur humeur batailleuse procure parfois des désagréments aux éleveurs, surtout lorsqu'ils les

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introduisent dans des basses-coui^' où ils doivent vivre en contact avec des coqs moins forts qu'eux.

Les poules Malaises et Indiennes sont de moyennes pondeuses. Leurs œufs à coquille de couleur saumonée ne pèsent guère que 60 grammes en moyenne. Elles ont une aptitude à l'incubation presque aussi grande que les Cochinchinoises et, étant moins lourdes et plus agiles, se montrent excellentes mères.

Race de Yokohama,

Importée du Japon vers 1870, la race de Yokohama est évidemment parente assez proche de la Malaise. Elle en a la conformation générale; son format est seulement plus petit.

Elle en diffère notamment par un port beaucoup moins redressé, un moindre développement de la poitrine, une moindre rusticité, caractères qu'elle doit à ce qu'elle est multipliée depuis longtemps comme race d'ornement et non comme race de combat, enfin par la dimension extraordinaire de sa queue.

Celle-ci atteint jusqu'à 1™,20 de longueur chez le coq. Il est rare qu'elle soit complète, car les plumes manquent de rigidité dans leur seconde moitié et retombent droit vers le sol en se contournant plus ou moins en spirale. Tant que l'oiseau n'est pas perché, l'extrémité de sa queue traîne à terre et se trouve, en conséquence, facilement abîmée.

11 y a deux variétés : la blanche et la blanche à ailes rouges. Dans la première, le coq et la poule sont uniformément blancs. Dans la seconde, le coq a les petites et moyennes couvertures des ailes rouge vif, ce qui lui donne une très grande originalité, et la poule a les mêmes plumes de l'aile, ainsi que celles du plastron, des cuisses et de Tabdomen, brun clair.

Dans l'une et dans l'autre variété, la poule n'a qu'une queue de longueur ordinaire, ayant la forme de celle des autres poules, relativement grande cependant.

Race Phénix.

Encore un peu moins grande que la précédente, elle est encore plus remarquable par la dimension exagérée de sa

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queue et la richesse de son plumage. Les grandes faucilles atteignent chez les coqs jusqu'à 2 mètres de longueur et toutes les plumes de la queue sont aussi très développées.

On distingue deux variétés, Vargentée et la dorée, dans lesquelles le plumage a une répartition identique à celle des variétés argentée et dorée des Grands Combattants anglais, mais avec cette particularité que les reflets sont nettement verts, surtout dans les plumes de la queue. Les poules ont un plumage terne, jaune rayé de noir ou blanc rayé de noir et perdrix ; leur queue n'est pas plus développée que celle des poules de Yokohama.

La race de Yokohama et la race Phénix sont délicates, ne s'accommodent que de volières confortables et n'ont d'autre mérite que leur originalité.

Races à cou nu.

On a présenté à plusieurs reprises, dans les expositions d'aviculture, des volailles à cou nu sous le nom de Cous nus de Transylvanie et de Dénudés de Madagascar, et on leur a attribué des qualités généralement extraordinaires. Il y a lieu de croire qu'elles n'avaient que celles des races auxquelles elles appartenaient, car cette absence de plumes sur une partie du cou, qui résulte d'une affection du derme et qui peut devenir héréditaire, se produit dans des basses-cou i^ composées de volailles de toutes autres races. Elle semble, il est vrai, plus fréquente chez les races Malaise et Indienne, mais, comme c'est une particularité qui est plutôt affreuse, nous ne voyons pas l'intérêt qu'il peut y avoir à la propager, à la rendre encore plus héréditaire et à former des variétés de Cous nus dans toutes les races où elle se produirait occasionnellement.

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