LE DINDON BRONZÉ
Le dindon bronzé.
Proche parent du dindon sauvage mexicain, il en a la taille et la conformation générale.
11 a le corps élancé mais très volumineux, la poitrine et le dos très larges. La peau de la têle et du cou est très fine, rouge, peu verruqueuse ; le fanon au-dessous du bec est très réduit. Les jambes sont longues et les tarses sont panachés gris et rouge.
Son plumage est à peu près le même que celui du dindon mexicain, auquel on s'attache du reste à le faire ressembler. Chaque plume présente à son extrémité deux barres transversales, la plus externe Jaune pâle, presque blanche, et l'autre plus large, noire à reflets métalliques, la partie principale de la plume étant bronzée.
Les grandes couvertures des ailes forment par leur ensemble une large bande noire très brillante ; les rémiges secondaires et les rémiges primaires sont de couleur bronzée, mais barrées transversalement et régulièrement cinq ou six fois de noir brillant. 11 en est de même des plumes de la queue. La femelle a le même plumage que le mâle, mais moins bien lustré, et la bordure de chaque plume paraît le plus souvent blanche.
Le dindon bronzé atteint des poids énormes. On rapporte qu'un Américain, M. Simpson, envoya à une exposition à Birmingham, en 1870, un dindon mâle pesant 19 kilogrammes. Ses propagateurs disent que sa chair est plus délicate que celle de toutes les autres espèces. 11 est assez difficile de se prononcer sur ce point, parce que des dindons élevés en deux endroits quelque peu éloignés ne sont pas comparables à cause des graines très différentes qu'ils peuvent avoir ramassées dans les champs ou les bois ; mais il ne semble pas qu'il en soit réellement ainsi.
A moins d'être beaucoup plus précoce que le dindon noir — ce qui n'est pas — il doit, au même âge, avoir formé un squelette énorme, et les fibres tendineuses des cuisses sont, en conséquence, plus fortes. Il doit aussi avoir pour cela trouvé plus de nourriture et, si celle-ci n'est pas assez abondante, il Gh. VoiTELLiER. — Avtcullure. 1"?
est, au môme âge, plus maigre, moins formé, moins prêt à l'engraissement; il doit attendre, c'est-à-dire vieillir, et sa chair est par suite moins délicate.
Au surplus, les hauts prix qu'atteignent les dindons Solognots, même sur les marchés anglais, attestent leur supériorité, bien que nous pensions que la race puisse en être encore très perfectionnée.
Nous ajouterons, à l'appui de ces considérations, que les races bovines et ovines dont la chair est la plus savoureuse sont précisément celles qui ont le squelette relativement le plus réduit et qui sont les plus précoces. Les bœufs Limousins, Nivernais, Durham et les moutons Southdown, Charmois, fournissent non seulement des rendements en viande nette plus élevés que les Hollandais, les Auvergnats ou les Dishley, mais une chair plus fine, plus savoureuse. Finesse du squelette, précocité et saveur de la chair sont des qualités qui dépendent étroitement l'une de l'autre.
En général, le dindon ne peut laisser de bénéfices à l'éleveur qu'autant que toute sa nourriture ne doit pas lui être distribuée et qu'il en trouve lui-même une grande partie. L'éleveur doit évidemment donner à son troupeau une importance en rapport avec les ressources qui lui sont affectées, mais, comme 1 ne peut faire varier celles-ci à son gré, il aura d'autant plus de chances de réussir — si les conditions sont accidentellement défavorables — que ses animaux auront de moindres besoins et que leur ossature sera moins difficile à former.
S'il veut obtenir uniquement des dindons très volumineux et très lourds, il est obligé de réduire leur nombre à un minimum en rapport avec l'importance de la nourriture dans les années les plus défavorables, ou bien de faire appel à son grenier à grains dans des conditions onéreuses pour lui.
Par croisement avec le dindon blanc, le dindon bronzé a donné plusieurs variétés différant entre elles par leur plumage, mais dont la taille et la conformation générale sont sensiblement les siennes. Ce sont :
Le dindon gris, dont les bandes noires des plumes sont remplacées par des barres gris violacé, le corps des plumes étant bronzé clair.
Le dindon rouge, dont les plumes ont le fond de couleur rouge marron et dont les bandes transversales sont simplement de couleur plus foncée ;
Le dindon cuivré, qui diffère du précédent par une prédominance des tons jaune doré ;
Le dindon chamois, dont les plumes sont de couleur chamois simplement bordées de blanc.
Ces variétés n'ont été obtenues que depuis une trentaine d'années, et ne sont jusqu'à présent que fort peu répandues.
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Les pintades sont des oiseaux originaires de l'Afrique, caractérisés par leur corps bombé, leur cou grêle, leur tête plus ou moins nue pourvue d'un appendice corné ou d'une huppe, leur queue courte et abaissée, leur plumage, quelle qu'en soit la couleur, ponctué de petites taches blanches régulières (fig. 106) et leur cri toujours désagréable.
On en connaît cinq espèces dont les quatre premières sont à peine acclimatées en Europe, vivent plutôt encore à l'état sauvage et sont cependant plus ou moins domestiquées en quelques points du globe. La dernière, seule, est réellement domestiquée dans nos contrées.
Ce sont Yapintadevulturine, la pintade à huppe, la pintad mitrée, la pintade à barbillons bleus et la pintade à barbillons rouges.
Fifi