LA. PINTADE A BARBILLONS BLEUS
La pintade à barbillons bleus {Nwvida ptiloryncha) .
C'est cette espèce que les Romains dôsii^^naient sous le nom depouk africaine (fig. 107).
Sa tète est relativement grosse et longue; elle est munie d'une protubérance cornée de couleur jaunâtre. Son bec est rouge à la base; les joues et le cou sont presque complètement
l'ig. 107. — Pintade ptilorhynque.
nus, et la peau en est ridée, de couleur bleue; les barbillons sont de même teinte que les joues.
Le cou porte à sa partie supérieure, sur la ligne médiane, (fuelques plumes sans barbes ressemblant à des poils, dirigées de bas en haut, et, à sa partie inférieure, au point où il commence à être emplumé, une collerette de plumes ébouriffées.
Les tarses sont bruns, le plumage est noir bleuté, parsemé de points blancs de dimensions variables, suivant les régions du corps.
La pintade à barbillons rouges {Numida meleagris).
Espèce désignée par les Romains sous le nom de rnéléagnde. Elle est complètement domestiquée. Son format varie beaucoup, du simple au double, suivant les pays où on l'observe.
La tète est relativement petite, et la protubérance cornée qu'elle porte est de couleur gris rougeâtre ; la peau des joues est blanc bleuâtre, légèrement plissée, presque nue, n'ayant que quelques plumes sétacées, analogues à celles qui se trouvent sur la ligne médiane en haut du cou, et qui sont dirigées de bas en haut.
Les côtés du cou, dans son quart supérieur, sont nus, et de même couleur que les joues ; le reste est garni de plumes minces et très longues. Les barbillons sont, à leur point d'attache sur les joues, blanc bleuâtre comme celles-ci, puis ils deviennent nettement rouges ; ils ne sont pas pendants comme ceux des coqs, ils s'écartent de la ligne médiane de la tète et semblent raides.
Le bec est jaune rouge, les tarses sont gris brun, et les doigts un peu rouges. Le plumage est différent suivant les variétés ; la couleur seule du fond de la plume change, car elle est toujours parsemée de points blancs. Les principales variétés sont : la grise, la bleue, la lilas et la blanche (fig. 108).
Dans la première, le fond des plumes est gris foncé; dans la deuxième, bleu violacé ; dans la troisième, bleu violacé très clair ; et dans la quatrième, où il est blanc-crème, les points blancs n'en existent pas moins.
La domesticité a rendu les pintades polygames. Elles ont une aptitude plus prononcée à la ponte que lorsqu'elles vivent à l'état sauvage; une moyenne de 80 œufs par an peut cependant être considérée comme un maximum. Ces œufs pèsent environ 50 grammes, et leur coquille est jaune rosé tacheté de points plus foncés ; leur saveur est excellente.