PRÉFACE
Lorsque réminent directeur de l'Institut national agronomique, M. le D*" Regnard, et M. Wery, sous-directeur, ont fait appel à mon concoui^ pour présenter l'état actuel des connaissances relatives à l'Aviculture, j'éprouvai une certaine appréhension en pensant que ce traité devrait figurer à côté d'ouvrages de haute valeur scientifique.
Je me rappelai que ces connaissances n'étaient l'objet que d'un enseignement fort réduit dans les diverses écoles d'agriculture, et que la tâche serait fort ardue pour en faire un traité digne d'être la continuation d'un cours de Zootechnie.
Des camarades d'école m'avaient déjà demandé maintes fois des renseignements sur Vexploitation des volailles. Les dix années de professorat agricole qui me séparaient du jour où je sortais de l'Institut agronomique ne me semblèrent pas suffisantes pour m'avoirfait oublier tout ce que j'avais vu, tout ce qui m'avait frappé pendant les vingtcinq années précédentes, et je pensai qu'elles n'avaient pu, ^u contraire, que mûrir mes observations.
11 me sembla aussi qu'en s'adressant à moi on s'adressait un peu à mon père et à mon oncle qui, trente ans avant, avaient été parmi les premiers pionniers de l'Aviculture moderne. J'acceptai donc la mission que M. Regnard et M. Wery voulaient bien me confier.
Ma préoccupation fut de relier l'Aviculture à la Zootechnie
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