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APTITUDES ET CHOIX DES ANIMAUX

Il est de toute évidence que beaucoup d'aviculteurs comme beaucoup d'éleveurs ont pu être d'excellents praticiens avec un bagage de notions anatonliques et physiologiques fort rîidimentaire. De ce que celles-ci ne sont pas indispensables, elles n'en sont pas moins utiles.

On est porté à croire que nos oiseaux domestiques, en raison de leur valeur relativement minime, ont été quelque peu délaissés par les savants et que leur description anatomique se réduit aux distinctions faites pour la classification zoologique. 11 n'en est rien et des pages nombreuses ont été écrites qui témoignent de dissections aussi étudiées que celles du corps humain et de celui de nos grands animaux. La situation des artères et des nerfs, les points d'attache et les rapports des muscles ont été minutieusement décrits.

L'intervention de la médecine vétérinaire en aviculture «tant fort limitée, ces descriptions, dont la valeur absolue est fort grande, n'ont cependant pour l'aviculteur comme pour le vétérinaire lui-même qu'un intérêt restreint. Nous nous bornerons donc dans ce chapitre à l'examen des particularités anatomiques et physiologiques d'une utilité immédiate ou accessoire, laissant de côté ce qui, dans l'état actuel des choses, ne paraît avoir qu'une valeur purement scientifique.

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SQUELETTE. î>

Squelette,

Le squelette est remarquable par sa légèreté qu'il doit aux nombreuses cavités dont la plupart des os sont creusés.

Beaucoup de ceux-ci se soudent dès le plus jeune âge et la dissection de l'animal adulte ne permet plus que certaines distinctions :

La tête (fig. 1) ne paraît plus formée que de quatre pièces :

Fig. i. — Tôtc osseuse.

i® Le crâne, formé dès l'éclosion par la réunion des principaux os qui le composent chez les mammifères;

2° LB.mandibule supérieure, réunion un peu plus tardive de tous les os de la face dans le groupe ci-dessus;

3° La mandibule inférieure ou maxillaire inférieur ; . 4° Vos carré qui est articulé d'une pari à Tos du crâne correspondant à l'os temporal et d'autre part à la mandibule inférieure. C'est un os prismatique qui permet un relèvement léger de la mandibule supérieure en même temps que se produit l'abaissement de l'inférieure.

Dans la colonne vertébrale, les régions cervicale et coccygienne sont seules à ne présenter aucune soudure des vertèbres qui les composent. Le nombre des vertèbres cervicales varie suivant les espèces. 11 est en général de douze chez le pigeon, de quatorze chez le coq, de quinze chez le canard, de dix-huit chez l'oie, et de vingt-trois chez le cygne. La forme de ces ver-

tèbres et leur articulation sont telles qu'elles permettent une grande mobilité de la tète, nécessaire pour faire varier, dans les positions si diverses de l'animal, la situation du centre de gravité.

Les vertèbres de la région dorsale ne forment plus qu'un seul os. Celles des régions lombaire et sacrée se réunissent entre elles et même aux os du bassin pour ne former qu'une pièce.

La région coccygienne est toujours courte et dans quelques races gallines elle n'existe plus. Dans le premier cas elle est toujours formée de sept à huit vertèbres très mobiles les unes sur les autres. La dernière, qui semble en représenter plusieurs, est souvent double des autres et pourvue d'une crête saillante.

Le thorax constitue une cage beaucoup plus rigide que chez les mammifères. Les côtes^ au nombre de sept à neuf paires, sont en réalité doubles, comprenant des côtes supérieures et des côtes inférieures unies entre elles par une articulation. Chaque côte supérieure est, de plus, munie d'une éminence qui part de son bord postérieur pour s'appuyer sur la côte suivante.

Le sternum (fîg. 2) est d'autant plus solide et plus développé que les oiseaux sont meilleurs voiliers. Sa face inférieure présente toujours sur la ligne médiane une crête mince et saillante qu'on nomme le bréchet ^i sur le côté de celle-ci des échancrures d'autant moins larges que l'aptitude au vol est moins développée .

Les membres antérieurs sont solidement fixés au thorax.

Trois os constituent l'épaule ;ce sont : Vomoplatc, le coracoïdien et la clavicule. Celle-ci, en se soudant à celle du côté opposé, ne forme plus qu'un os unique appelé fourchette. L'omoplate est maintenue à la fourchette et à l'os coracoïdien par un cartilage. Le coracoïdien est souvent soudé d'un côté et est toujours articulé d'autre part avec le sternum. L'angle que forment les deux branches de la fourchette en se réunissant est d'autant plus aigu que les animaux ont moins d'aptitude au vol. Affectant la forme d'un V chez les gallinacés, elle a celle d'un U à courtes branches chez les pigeons et les palmipèdes.

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