‹ AvicultureChapitre 21 sur 165 · APPAREIL RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

APPAREIL RESPIRATOIRE

y remarque en outre une poche glandulaire appelée bourse de Fabricius.

Les annexes ordinaires du tube digestif : le foie, le paiwréas et la rate, se renconti*ent chez tous les oiseaux.

Le foie, divisé en deux lobes à peu près égaux, est muni d'une vésicule biliaire, excepté chez les pigeons.

Il est en communication avec l'intestin par deux canaux^ l'un, le canal cholédoque, qui part directement du foie ; l'autre, canal cystique, qui part de la vésicule biliaire.

Le pancréas possède aussi deux canaux excréteurs qui pénètrent isolément dans l'intestin.

Appareil respiratoire.

L'appareil respiratoire se compose des parties suivantes : la trachée, les poumons, les réset^oirs aériens.

Les narines sont situées à la partie supérieure du bec et ont toujours l'aspect de deux fentes longitudinales. Les fosses nasales forment deux conduits sans anfractuosités débouchant dans l'arrière-bouche par une double fente longitudinale.

La trachée est formée d'anneaux cartilagineux complets.

Son extrémité supérieure, située en face des fosses nasales, a l'aspect d'une simple fente, non munie d'épiglotte, dont les deux lèvres se rapprochent au moment où les aliments passent du bec dans l'œsophage. Elle se divise en deux troncs à son entrée dans la cage Ihoracique et présente en ce point une lame membraneuse dont la disposition varie peu dans les espèces domestiques et qui est le véritable organe au moyen duquel se produisent les cris et le

chant. Il existe en particulier chez les canards un tambour osseux à la partie inférieure de la trachée (fig. 6).

Fig. G. — Trachée avec appareil phonateur (canard domestique).

14 AiNATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES OISEAUX.

A partir du point où il se divise en deux troncs, le canal qui amène l'air dans les poumons prend le nom de bronches. II ne se divise pas par dichotomie comme chez les mammifères, mais chaque bronche traverse le tissu pulmonaire jusqu'à son extrémité postérieure, en émettant seulement sur son trajet quelques ramifications qui se dirigent de la périphérie vers le centre. En se divisant de plus en plus et par suite de réunions fréquentes entre elles, les plus petites bronches forment un réseau inextricable. A la face inférieure de chaque poumon se trouvent trois ou quatre orifices qui les font communiquer avec les réservoirs aériens.

Les réservoirs aériens sont au nombre de neuf : le sac thoracique, deux réservoirs cervicaux, deux réservoirs diaphragmatiques antérieurs, deux réservoirs diaphragmatiques postérieurs et deux réservoirs abdominaux. A l'exception des réservoirs diaphragmatiques, ils font communiquer les os avec l'appareil respiratoire. Ils ne jouent en aucune façon le rôle de poumons où le sang veineux vient se transformer en sang artériel.

Le poumon se dilate peu au moment de l'inspiration par suite de son adhérence aux côtes, qui elles-mêmes sont peu mobiles, comme on l'a vu plus haut. C'est surtout par la dilatation des réservoirs diaphragmatiques que se fait l'introduction de l'air dans les poumons, puis à leur intérieur. Lorsque se fait l'expiration, l'air est expulsé par le même chemin et sert donc une deuxième fois à l'hématose. Quant aux autres réservoirs aériens, ils agissent en sens contraire des réservoirs diaphragmatiques, se dilatant quand ceux-ci se contractent et ne faisant avec eux qu'un échange restreint de leur contenu qui est ainsi toujoui*s de l'air quelque peu vicié.

Les sacs aériens jouent aussi le rôle d'organes de transpiration et de régulateurs de la température. La peau des oiseaux étant, en effet, recouverte de plumes et dépourvue de glandes sudoripares, le maintien de la température normale au cours de vols prolongés, par exemple, ne pourrait se réaliser sans cette organisation complexe, puisqu'il ne se produit dans ce cas aucun halètement de longue durée comme chez le chien. •

Page 1