‹ AvicultureChapitre 20 sur 165 · APPAREIL DIGESTIF · texte numérisé non relu

APPAREIL DIGESTIF

If

d'une race à Tautre, celui-ci n'offre des différences très nettes dans sa constitution que si l'on compare les gallinacés et colombins aux palmipèdes, tout au moins pour les oiseaux qui nous occupent. Chez les premiers il est, en effet, toujours pointu et la valve supérieure repose sur l'inférieure. Chez les seconds, au contraire, elle la recouvre complètement et toutes deux sont revêtues d'une peau molle et plissée formant une série de lamelles transversales.

Cette dernière disposition permet non seulement de couper l'herbe, mais encore d'expulser l'eau saisie en retenant Jes matières ténues qui y sont en suspension.

La langue est recouverte d'un épithélium corné et hérissée à sa base de papilles nombreuses dirigées vers l'œsophage.

Fig. 5. — Appareil digestif de la poule (Ghauveau et Arloing, Anatomie comparée des animaux domestiques).

1, langue ; 2, arrière-bouche ; 3, œsophage ; 4, jabot ; 5, œsophage ; 6, ventricule succenturié ; 7, gésier ; 8, duodénum ; 12, intestin ; 16, cloaque.

dbyGoogk

i2 ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE DES OISEAUX.

Chez les palmipèdes elle est relativement molle et flexible.

L'œsophage et la trachée font suite au bec sans qu'aucun organe semblable au voile du palais ou à Tépiglotte se trouve interposé. L'œsophage suit la face postérieure de la trachée et présente avant d'entrer dans la cavité thoracique une dilatation qu'on appelle le jabot où les aliments séjournent et commencent à se ramollir. Ils en sont chassés par des contractions de la membrane externe et du muscle peaucier cervical. L'œsophage se resserre aussitôt, puis présente une nouvelle dilatation appelée vcnfriciUe succenttirié. Placée entre les deux lobes du foie au-dessous de l'aorte, elle se continue par sa partie postérieure avec le gésier.

Le ventricule succenturié contient dans ses parois les glandes qui sécrètent le suc gastrique. Les aliments ne font que le traverser, entraînent avec eux le suc acide, et leur chymification s'achève dans le gésier.

Le gésier est un organe de trituration où les aliments se trouvent en présence de quantité de petits cailloux que l'instinct porte les oiseaux à avaler» C'est une cavité beaucoup plus volumineuse que la précédente et dont les orifices d'entrée et de sortie se trouvent à peu de distance l'un de Tautre sur le même côlé.

Le gésier est constitué par trois tuniques : l'interne ou muqueuse a l'apparence d'un tissu corné, est épaisse et extraordinairement dure ; la médiane est constituée par deux muscles rouges qui, agissant de concert, produisent un écrasement et un frottement simultanés des aliments; l'externe est une mince enveloppe péritonéale.

L'intestin a un diamètre à peu près uniforme dans toute son étendue et ne présente comme particularités à son extrémité terminale que deux appendices quelquefois très petits comme chez les pigeons, atteignant au contraire 15 à 25 centimètres chez nos autres oiseaux domestiques et auxquels on a donné le nom de cœcinris. Toujours remplis de matières alimentaires qui doivent, pour en sortir, suivre un chemin rétrograde, ils ne paraissent pas avoir une fonction bien déterminée.

L'intestin se termine par une dilatation, le cloaque, où viennent aboutir également les appareils génilo-urinaires. On

dbyGoogk

Page 1