‹ Avis aux coquettes; ou, L'amant singulierChapitre 20 sur 28 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

ALFRED, seul.

Oui, Listou avait un motif pour me renvoyer... s'entendrait-il avec un rival... avec ce jeune Edouard... non, non, je m'étais trompé sur son compte et j'ai été le provoquer, le défier, lui qui ne songeait même pas à Caroline, c'est elle seule qui est coupable, et Van-Brook avait raison; oui , elle est coquette , elle le sera toujours ! et malgré moi je l'aime encore ! et c'est pour elle que j'ai renoncé à un ange ; à celle qui possédait toutes les vertus... pauvre Emma! mais, n'importe , et quoiqu'il arrive, le sort en est jeté, je poursuivrai mon dessein : Caroline sera à moi, je ne la céderai à personne , je la disputerai à tous mes rivaux et jusqu'à ce que j'aie la preuve évidente de sa trahison... qui vient là? encore ce paysan; non, Van-Brook.

Page 1