‹ Avis pressant a la Convention /Chapitre 2 sur 2 · UNION, COURAGE, SURVEILLANCE · texte numérisé non relu

UNION, COURAGE, SURVEILLANCE

et la République est sauvée .

Convention, tu te montres, et l'esprit de parti s évanouit. Paris, tu te lèves, et les conspirateurs se cachent. Commune , Sections , Citoyens , le crime veille , veillez aussi. Les agitateurs guettent le moment du sommeil ; que voire paupière ne se ferme que lorsque la République ne sera plus en danger. Que tous les citoyens soient armés jour et nuit, et qu'au lieu de monter la garde de quinze jours en quinze jours , ils la montent de vingt-quatre heures en vingt-* quatre heures. La moindre négligence peut perdre la chose publique. Les jours de fete* sur-tout , sont des jours de galas pour les agitateurs; ils savent que ce sont les jours que le peuple abandonne ses travaux pour se délasser par une gaîté franche et pure ÿ c'est dans ces momeiis de délassemens que les conspirateurs distillent à loisir , au milieu de ces plaisirs, le poison du crime.

Maire de Paris , Général de la Garde nationale , il ne Vous suffit pas d avoir confondu la haine et l’envie par une surveillance active , qui a sauvé Paris deux fois depuis quinze jours. Mais vous aurez peutêtre encore besoin de redoubler de courage pour que vos noms passent a la postérité. Les derniers efforts de l'aristocratie et du parti Philippe vont jouer de leur rejtse j

que les coups qu’ils veulent porter k \st République ne tombenî que sur leur odieuse machination.

Convention, Commune, Sections, Maire, Général de Paris , et tous les Pouvoirs coasti filés , êtes-vous vraiment Républicains ? Si vous l’êtes , vous de vez sentir des- grandes mesures qif il vous reste à prendre; ces mesures sont violentes , je les avais moi-même désapprouvées; mais les circonstances m’ont appris à changer d’opinions.

Les Bourbons entretiennent le feu de la discorde. Philippe, sur-tout* sert de point de ralliement aux conspirateurs. Il peut ^fre innocent , mais il devient coupable aux yeux de la République', quand il est pour elle un objet d’inquiéiude y qu’il aille vivre quelques années dans les Etats réunis de l’ Amérique , revêtu de la protection de la Répu-' b'lique Française., il ne peut qu’y vivre heureux et tranquille. Le temps ‘fera le reste. Mais je crois le servir en lui donnant ce conseil. Je pourrai lui reprocher, ajustes titres, pourquoi , s’il était bon citoyen,- a-t-il tait passer la majeure partie de sa fortune chez f étranger ? Et pourquoi a-t-il -si pende confiance au gouvernement français ?

Aurait 41 voulu, par cette précaution , jouer le tout pour le fout , en mettant ses projets dans la plus grande évidence ? Et n'est-il pas visible qu’il s’est dit : « Si je suis roi ,

» régent ou dictateur , je serai assez puis- » saut, assez riche en France j si j'échoue

» dans mon projet , j’ai ma fortune assurée y> ailleurs. » Si cette conduite n’est pas criniinelîe , elle est du moins, bien étrange et bien suspecte à la République, -levais dire à Philippe cle plus grandes ventes : puissai-je sauver mon pays avant ma mort , et je pardonnerai à mes assassins.

Citoyens, vous m avez vue respecter les lois de mon pays, et défendre une constitution , chef-d’œuvre de Fesprit Humain , oui ne pouvait se soutenir tant la fausseté du chef et de ses agens l’avait denguree. jai vu avec douleur le renversement de cette constitution. Je vous l’avoue , reconnu , pour ma consolation , que ce n était ou’un beau rêve, et que les rois n 'agissaient jamais pour les intérêts des peuples ; des mon plus bas âge j'avais senti cette vente* ce chef-d’œuvre constitutionnel mâvait fasciné les yeux. Ce contrat social était fait pour un peuple de frères. J avais pense que de lui à la République il n’y avait qu’un pas. J’ai retrouvé mes vrais principes dans ce gouvernement : la mort, je le jure , ou je le défendrai.

Appreuez donc , citoyens , à sentir ces vertus républicaines, les demi-mesures sont toujours nuisibles. Aux grands maux , les grandes opérations ; quand le mal est contagieux , il faut couper jusqu’aux racines , l’arbre qui couvre de ses rameaux empoisonnés une terre libre.

L’éloignement des Bourbons du territoire

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e es tv,ld consP‘™ion. Les factieux et les tyians se servent par des chemins

oppeses et par des intéWdivers ;• S hors de notre territoire, étonne, épouvante les puissances etran^èfoç r’,*oci. *

VOUS verrez 1« e8t, ai0rs <1™

ranimor ' " 7“"“"Se de nos volontaires se

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« l’indépendance de notre Képubiiqu»

reconnue par l’Europe entière; c'est & que yons verrez insensiblement les peuples de Univers régénérés, les fugitifs des autres nations nous rapporter l'argent nu» lesenugres ont porté dans leurs pavs. Pourliez-vous balancer et retenir trois ou quatre amilles des tout-bons ; sous le prétextespecreux de leurs esclaves, leurs jéoensev

LoVndeSent’ dlSen*-i!ÿ> la Répùbinjue, Loin de nous ces vils intérêts particuliers-

Ja fortune publique nous en fait une loi. ’

Citoyens , les Bourbons , loin de nos

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Je voudrais pouvoir donner un pins- grand' développement âmes observations - maiv £^e et poursuivie par des assassins, j’ai | ld a fi^; 'des raees sur le papier , sans les revoir. Bien ne m’arrête, quand il S de^uyer mou pays , et jusqu’à monderait «oupnje lui consacrerai tous nïesmomens.

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