SG PP
(1) Ms. de M. Desmons.
(© Ibid.
— CG) — que fait allusion une note écrite de la main mème du président Groulart : « Si on eust laissé faire la justice, le massacre avenu au Mont Saint-Michel, le dernier de septembre 14991, ne feust arrivé.» Allusion à Varin-Coupiuuv, dont la rescousse avait indigné le Parlement (f).
La teutative de Montgommers fut racontée dans un livre ligueur du temps, de la Bibl. Impériale (2) : « La defaicte des troupes du mareschal de Mcntmorency, en Dauphiné, par M. de Vinces, très-affectionné à la Suinte-Union. Ensemble la {rahison descouverte de Montgommery, au Mont Saint-Michel » (16 oct.) (3).
En 1604, parut l'ouvrage de Fr. Feuardent : Ilistoire de la fondation de l'église et abbaye du Mont Saint-Michel au péril de la mer, et des miracles, reliques et indulgences données en icelle. Le tout recueilly des archives dudit lieu; Constances, 4114, petit in-12. Elle fut réduite sous ce titre : list. abrégée du Mont Saint-Michel, in-12, s. d., avec une liste des reliques.
Ensuite l’Histocre de la fondation et abbaye du Mont Saint-Michrl, Avranches, s. d. petit in-12. Dilo, Avranches, Le Court, in-8o, 1818; dilu, édition augmentée d’un avertisscment aux dévots pêlerins, Aime Tribouillard, 1827, in-18.
L'histoire du Mont Saint-Michel, du P. Feuardent, a éte traduite en italien : « Storia della fondazione della chicsa e badia del Monte di S. Michele in Francia, Napoli, 1020, in-8°. »
M. Desmons dit que M. de Guisé, qui était abbé en 1627, « dépensait 1,200 écus (4). »
(1) V. Floquet. Fist. du Parl., 111, 500.
(2) Catalogue, t. ser, p. 387. Henri IV.
(3j Paris, 11. Velu, s. d.in-8o,
(4) Mss. de Coutances.
Eu 1621 parut un livre qui est une satire « inséniense et vive, » et qui est intitulé : « Méditations de l'hermite Valerian, traduites de bon normand en vieux gaulois, par un pélerin du Mont Saint-Michel, en faveur de tous bons François. (S. 1. in-8° de ‘40 p.)
1624. — En cette année, le duc de Nevers vint au Mont faire présent d’un magnifique tableau de saint Michel (1).
1630.— Le prieur dom Bède de Fiesque répara aussi les altérations que le temps et l'humidité avaient produiles dans le tableau des chevaliers du grand siège:« Les noms furent renouvelez par les religieux avec environ quinze ou seize armoiries qui paraissaient encore, l’an 1630, au mesme endroit où ils estoient, sçavoir sur la muraille de la croisée de l'église, vers le midy, devant la chapelle de Notre- Dame-de-Pitié (2). »
L'an 1630 fut remarquable par le pélerinage de trois cents personnes de Lisieux, qui s’y rendirent ensemble (3).
En 1636 fut nommé prieur dom L. Jevardac, el en 1642 dom L. Huillard.
Le P. Le Roy rapporte comme une chose remarquable que les soldats de la garnison, faisant la ronde pendant la nuit en partant du petit corps de garde, en 1646, entendirentdes bruits effroyables sans qu'on ait jamais su ce que ce pouvait être (4). C'était alors que dom Rateau était prieur.
Eu 1654, il y avait trente religieux, dit l'abbé de Saint- Martin, dont nous allons citer le pèlerinage.
En 1654, eut lieu le dernier pèlerinage important : il a été relaté dans un opuscule rare, attribué au fameux abbé Michel de Saint-Martin, de risible mémoire, réimprimé par M. G. Mancel à la fin du Journal d’un Bour-
+ me
ne — — Te +
(1) Blondel, 76.
(2\ Dom Huynes.
(35 Mss. de M. Desmons. 4) Mss. de M. Desmous.
geuis de Caen (A); en voici le titre : « Le voyage fait au Mont Saint-Michel par la confrérie de l'église Saint- Pierre de Cacn, avec vinsl-deux ecclésiastiques et plusieurs habitants des autres paroisses, dont M. Pierre de Rosivignan, fils aisné de M. de Chambav, gouverneur de la ville et château de Caen, estoit le capitaine.» J'y note les canons au Mont Saint-Michel : « On tira à nostre arrivée au chasteau tous les canons... À nostre sortie du Mont, l'on tira les canons. les deux cisternes qui reçoivent la pluve du ciel , l’une est de 800 tonneaux et l’autre de 1,200... les habitants du lieu qui, presque tous, sont hostelliers ou vendeurs de chapelets et de coquilles. L’on y voit encure un grand moulin, que des chevaux font moudre... En considération de M. de Chambov, on ne fouilla personne et laissa-t-on porter l'épée à nostre capitaine et à ses oficiers, ce qui ne s'accorde presque Jamais. »
Dans le Cartulaire du Mont Saint-Michel de la Bibliothèque de Bayeux, on trouve un procès-verbal rédigé en 4601 par M. André Le Bidois, de la paroisse de Beauficel, diocèse d’Avranches, prètre, docteur en médecine de l'Université de Caen et curé de la paroisse de Brettevillesur-Odon, dépendant de l’abbaye du Mont Saint-Michel, pour constater qu'il a fait ériger et construire un presbytère dans cette paroisse, suivant la donation de la place faite aux curé et paroissiens par haut et puissant seigncur messire Jacques de Souvré, chevalier, grand hospitalier de l'ordre de Saint-Jean de Hierusalem, ambassadeur d'icelu: près la personne du Rov, et abbé commendataire de l’abbaye du Mont Saint-Michel au péril de la mer, du 2 mat 14657, approuvé par acte capilulaire des relisieux de fa même année, à la charge de mettre les arines de ladite abbaye sur la porte de ce presbytère.
(1) Page 422.
C'est sous Dom Moynet que fut faite la copie de la fiste d'armes du Mont, pour une descendante d'un des chevaliers, E. Aubert, en 1661, signée Dom Augustin Moynet, «prieur indigne » (1).
€ L’an 1664, on a fait de nouveau repeindre les noms et quinze ou seize armoiries des gentilshommes (2); mais cela n'a pas bien réussi, à cause de l'humidité de la muraille. Nous sommes sur le point de les faire remettre, en leur premier lustre, sur un quadre de bois ou de toile, quand il plaira à ceux qui descendent de ces nobles familles de nous en témoigner leur désir (3). » C’était sous le priorat de Dom Mayeul Hazon. »
Sous l'abbé Etienne Texier de Hautefeuille fut rédigé un titre intitulé : € Revenu temporel de la royale abbaye du Mont Saint-Michel au péril de la mer, que baillent messire Estienne Texier d’Authefeuille, chevalier de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, baïlly, ambassadeur extraordinaire d’iceluy auprès de Sa Majesté, abbé commendataire et les religieux, prieur et couvent de ladite abbaye, tant de ce qui appartient à la manse abbatiale qu'à la manse conventuelle, offices claustraux, etc. » Nous tenons notre moulier sous le nom et protection du grand Saint-Michel Archange. Il est bâti sur la cime dudit lieu et se consiste en une grande église, cloistres, dortoirs, réfectoire, sales et autres lieux réguliers et maison abbatale, au bout de laquelle nous y avons un appartement dont nous laissons la jouissance aux gouverneurs, leurs officiers et soldats, lorsqu'ils nous sont envoyés par le Roi pour des raisons particulières, ce qui se fait loujours sans nous préjudicier ni donner aucune aticinte à la possession en laquelle nous sommes de temps immémorial d’être seul
(1} V. cette liste, Avranchin monum. el hist., t. 11, p. 583 et suiv. (2) Voir ann. 1630.
(3) D. Huynes.