Ibid., t. IV, p
314 AU PATS d'exil de chateaubriand
terre avait suffi, on le devine^ pour donner un vert regain d'actualité à Thistoire de ses jeunes amours, dans ce vieux coin de province où elle s'était déroulée. Les gens du SufFolk en devisèrent, selon toute probabilité, devant Grabbe : «c Parfaitement I... Miss Ives et son réfugié... En a t-on assez glosé, dans le temps!... Eh bien! le réfugié, c'était lui! » La matière était riche et dramatique à souhait. Crabbe n'eut rien de plus pressé que de la mettre en œuvre ; à la date siguificative du 16 juin 1822, il commençait, à Hampstead, le conte dont nous avons exposé la première partie. — Car il y en a une seconde, toute fictive, cette fois, où le poète accommode le dénouement au gré de sa seule fantaisie, de façon à contenter la morale et notre curiosité. M. Huchon la résume ainsi :
11^ se fait missionnaire, tandis queMathilda, plongée dans la tristesse, dépérit peu à peu. Bien des années s'écoulent. Un médecin conseille à la « veuve » de se rendre dans le sud de la France pour s'y rétablir. Elle y rencontre son mari, légitime maintenant que l'autre femme est morte. Mais le climat de Téquateur a miné le missionnaire. Et les deux époux, sous la garde de Richard Yernon, passent ensemble les quelques moments qui les séparent du tombeau.
Combien fut différente la conclusion du roman de Charlotte 1 Pourtant elle vint en France, elle aussi, dans Tannée même qui suivit les entrevues