‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 120 sur 138 · Mém. d*0,'T,, t. II, p · texte numérisé non relu

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AU PAYS d'kXIL de CHATEAUBRIAND 217

noms divers, la remplit, en quelque mesure, d'un bouta l'autre, est assurée de vivre dans l'admiration des hommes.

J'espère avoir suffisamment établi qu'Atala, c'est Charlotte, et que les Amours de deux Sauvages dans le Désert, s'ils eurent peut-être pour destination, à leur toute première origine, de « peindre » les ardeurs fraternelles de Lucile et de François- René dans le désert de Combourg, ne rencontrèrent leur thème essentiel et ne se fixèrent en leur forme définitive que lorsque l'amour, l'amour au singulier, Tamour sans épithète, eut fécondé le cœur et le génie de Ghactas, retour d'Amérique, dans le désert de Bungay. C'est encore Charlotte, qui, dans les Natchez^ nous est apparue sous les traits de Céluta dont le nom même est évidemment calqué sur le sien. C'est elle enfin qui, troisième et suprême incarnation, ressuscite sous le ciel grec pour suivre Eudore dans l'arène des Martyrs.

Oui, la fille du « prêtre d'Homère », Cymodocée aux « beaux bras ^ », Cymodocée dont «r les cheveux noirs ressemblaient à la fleur d'hyacinthe » et la « taille au palmier de Délos* », Cymodocée « nourrie » par son père « des plus beaux souvenirs de l'antiquité dans la docte familiarité des Muses» », Cymodocée habile à « toucher la lyre, charme des infortunés mortels* » et à faire entendre

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