‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 122 sur 138 · Ihid., t. I, p · texte numérisé non relu

Ihid., t. I, p

AU PAYS D'EXÎL de CHATEAUBRIAND 219

étroit cousinage avec rhomérisant et pantangruélisant vicaire de S^ Margaret liketshall? Relisez seulement sa profession de foi :

Il est vrai, comme mon aïeul, le divin Homère, je passerais volontiers cinq et même six années à faire ou à écouter des récits. Y a-t-il rien déplus agréable que les paroles d'un homme qui a beaucoup voyagé, et qui, assis à la table de son hôte, tandis que la pluie et les vents murmurent au dehors, raconte, à Tabri du danger, les traverses de sa vie ? J'aime à sentir mes yeux mouillés de pleurs, en vidant la coupe d'Hercule : les libations mêlées de larmes sont plus sacrées ; la peinture des maux dont Jupiter accable les enfants de la terre tempère la folle ivresse des festins et nous fait souvenir des dieux ^

Ces récits, accompagnés du crépitement de la pluie et du souffle des vents, c'est là-bas, si je ne me trompe, dans la confortable intimité de la maison de brique rouge, que le prêtre d'Homère et le fils de Lasthénès les ont d'abord échangés, en les arrosant de grog et de vin de porto. 11 n*est pas jusqu'au décor de l'idylle grecque qui ne nous reporte, en quelque mesure, dans le cadre de l'idylle anglaise où, comme au pays d'Eudore et de Cymodocée, « la vue s'étendait au loin sur des campagnes, entrecoupées de collines » qui dessinaient « une corbeille de verdure de plus de huit cents stades de tour* »;où, comme l'Alphée etleLadon,

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