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AU PAYS d'exil de CHATEAUBRIAND 35
tombent sur ce court membre de phrase : But as 1 give up ail sort ofteaching. Voilà qui n'a Tair de rien et qui est pourtant, à soi seul, toute une révélation. Gomment I Chateaubriand avise un médecin de Beccles qu'il renonce de façon déGnitive à l'enseignement? Mais, à ce compte, c'est donc que, jusqu'alors, il avait enseigné ! C'est donc qu'à Tinstar des compagnons d'exil dont il se gaussait si agréablement, ce tantôt^ il a donné des leçons de français, lui aussi, — avec cette diflFérence, j'entends bien, qu'il était plus qualifié que n'importe lequel d'entre eux pour cette tâche. Pourquoi s'en est-il si jalousement tû? Et, quand il nous parlait, il n'y a qu'un instant, des deux officiers de la marine royale qu'il avait rencontrés à Beccles courant le cachet, pourquoi n'a t-il pas profité de l'occasion pour nous informer qu'il y était venu gagner bravement sa vie parle même moyen? Pourquoi, surtout, s'est-il appliqué à nous donner le change? A quel sentiment obéissait-il? Lui-même nous éclaircira peut-être ce point un peu plus tard.
De la lettre au docteur Davey il appert :
1® Qu'à Beccles Chateaubriand enseignait;
2<' Que cet enseignement devait constituer pour lui une fonction régulière, puisque, en s'éloignant du SufFolkpour rentrer à Londres, il envoie son cousin Peron « occuper sa place ».
Quel était ce cousin Feron? Il est question dans les Mémoires^y d'un Férron de la Sigonnière, que