‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 46 sur 138 · T. II, p · texte numérisé non relu

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3. (( Nelson, que j'avais rencontré plusieurs fois dans Hyde-

resplendissant de la gloire d^Aboukir, mais qui, en 1795, en était encore à ses premières escarmouches contre la France.

Et maintenant, après ce coup d'œil jeté sur le « tableau » qu'il embrassait de sa fenêtre, rentrons avec René dans sa demeure. Luxueuse? Peut-être pas; mais combien différente, à tout le moins^ du galetas de Londres où, l'hiver précédent, il a couché par terre, sur un matelas, roulé dans une couverture à laquelle il était obligé d'ajouter ses vêtements et parfois une chaise, pour ne risquer point de mourir de froid * I

« M*** » (quel est cet M***?) lui tenait, paraît-il, naguère ce langage : « Quand un homme a la vie, l'habit, une chambre et du feu, les autres maux s'évanouissent*». 11 jouit ici de ce bonheur relatif. Il a un chez soi où être à soi seul, s'appartenir, satisfaire le besoin le plus impérieux de son tempérament, de ses « mœurs », qui << sont de la solitude et non des hommes» ». Aussi, dès qu'il a reconquis sa liberté, comme il en profite pour s'emprisonner jalousement, « mystérieusement », à double tour!

S'il sort, s'il « s'aventure hors de sa retraite », ce n'est qu'à la tombée du crépuscule, <r lorsque

Park, enchaîna ses yictoires à Naples dans le châle de Laib^ Hamilton » {Mém. cTO-T., t. II, p. 217). — V. {ibid,, p. 216- 217) ra£Front que yalat à Chateaubriand la nouvelle d'Aboukir.

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