‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 56 sur 138 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Portrait que Chateaubriand trace du ministère anglais. — Comment John Ires fut pourvu du vicariat de S^ Margaret.

— Pauvreté de la paroisse : elle n'en convient que mieux à John Ives. — La « saison » de Bungay : les assemhly rooms,

— Prédictions pessimistes de Chateaubriand sur l'avenir de l'Église anglicane, — La maison de John Ives au bas de Bridge Street, — Sa ressemblance avec telle ferme américaine décrite dans les Mémoires,

Il en était du clergé anglican du xyiu® siècle comme du clergé français de la même époque :

ses membres n'étaient pas tenus à la résidence. Beaucoup étaient titulaires de trois et quatre paroisses à la fois. Cest ainsi que Bence Sparrow, le recteur de Beccles, était, par surcroît, recteur de Kettleburgh, de Kelsale et de Thorington, vicaire perpétuel de Redisham, et incumbent ou bénéficier de Great Redisham. Cette anomalie avait frappé Chateaubriand, pour qui le type idéal du prêtre, le seul qui trouvât grâce devant ses yeux, était resté le curé breton, tel qu'il Pavait pratiqué dans son adolescence, vivant au milieu de ses ouailles, confident de leurs joies et.de leurs peines, partageant presque leur indigence. « Mes compatriotes — déclare-t-il dans VEssai^ —

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