‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 62 sur 138 · Franc bafeur ». L'épithète est de Rider Haggard · texte numérisé non relu

Franc bafeur ». L'épithète est de Rider Haggard

AU PAYS d'exil de ghateaubrund 133

ses confrères en sacerdoce Tennemi de ces divertissements profanes. Nous avons à cet égard, dans VEssaiy le témoignage, un peu scandalisé, de Chateaubriand :

On ne peut se figurer rétonnement des étrangers lorsqu'on leur apprend que les ministres anglois dansent au bal, donnent des fêtes, font des parties de vin et de femmes, que rien, en un mot, ne distingue leurs mœurs de celles de leurs compatriotes ^

Et il s'en afflige pour eux, avec l'accent d'une réelle sollicitude, comme s'il avait vu luire, aux murs des assembly roomsy le « Mane, Thecel, Phares » du protestantisme anglais :

Vu sous le jour philosophique, on ne sauroit blâmer le mode de vie qu'a choisi le clergé britannique : considéré sous le jour religieux, il accélère certainement la chute du christianisme... Les lumières, l'érudition, la philosophie, la générosité, que j'ai rencontrées parmi quelques membres de l'église anglicane, me font déplorer du fond du cœur la ruine où je vois que la force des choses et le train du siècle les précipitent. 11 me semble impossible que leur manière de vivre s'accorde long-temps avec leurs grands revenus, parce que la première est d'eux et que les seconds sont du peuple. Si je parle sévèrement, qu'on m'excuse :j'ai fait profession de vérité; c'est par reconnoissance même que j'ose m'expliquer avec cette franchise^ afin que le clergé cherche dans sa sagesse les moyens les

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