‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 61 sur 138 · En attendant notre héritage, vous TÎTrez avec nous n · texte numérisé non relu

En attendant notre héritage, vous TÎTrez avec nous n

dit M»« Ives à Chateaabriacd (t. II, p. 136). Et, à la page

•aivante, il parle de Y c< avenir assaré » qn^il eût trouvé en entrant dans la famille.

Bungay... John Ives, avouons-le, n'avait pas mal choisi.

Le Bungay d'alors était une manière de capitale en miniature qui avait sa « saison », tout comme Londres. A deux, trois lieues à la ronde, il n'était pas de grand propriétaire terrien qui, pour peu qu'il se respectât, n'y eût son hôtel ou du moins son appartement. Il en allait de même pour les recteurs des paroisses environnantes. Sitôt finies les chasses d'automne, chacun émi« grait vers la ville, et les réunions, les dîners, les fêtes commençaient. Ceux qui n'étaient pas suf« fisamment installés pour recevoir chez eux retenaient une salle, — une assembly room —, à Tauberge de la Tête du Roi ou à celle des Trois Tonnes. « J'ai près de moi une vieille parente, — dit Rider Haggard, — qui se voit encore, toute jeune lady^ se rendant à ces soirées d'autrefois, balancée dans sa chaise à porteurs... » On jouait aux cartes; on dansait. Mais c'était surtout, pour les hommes, des occasions de boire ferme. Il n'eût pas été d'un gentleman — c'est toujours Rider Haggard qui parle — de prendre congé de ses hôtes sans avoir amplement fait honneur à leur cave. Dans les règles du code mondain de Bungay, Tivresse était de rigueur, et les femmes avaient pour fonction essentielle^ l'agape close, de rentrer leurs maris • John Ives, le hard drinker^ n'était pas plus que

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