‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 69 sur 138 · Mém. d'0,'T., t. I, p · texte numérisé non relu

Mém. d'0,'T., t. I, p

2. « Un misérable est un objet de curiosité pour les hommes. On l'examine, on aime à toucher la corde des angoisses, pour jouir du plaisir d*étudier son cœur au moment de la convulsion de la douleur, comme ces chirurgiens qui suspendent des animaux dans des tourments, afin d'épier la circulation du sang et le jeu des organes n {Essai, t. II, p. 70).

3. « Plus la fortune nous abaisse, plus il faut nous élever, si nous voulons sauver notre caractère « {Essai, t, II, p. 70).

4. « Il y avoit dans René quelque chose de dominateur, qui s'emparoit fortement de l'âme » {Natchez, t. II, p. 4).

5. « Si Ton m*eût dit que je passerais le resle de ma vie, ignoré au sein de cette famille solitaire, je serais mort de plaisir » {Mém. d'O.-T., t. II, p. 135).

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rantaine lorsque Chateaubriand la connut. Au témoignage des Mémoires^ elle était encore dans Téclat de la jeunesse, de la seconde jeunesse tout au moins; ils nous la dépeignent « charmante de figure, d'esprit et de manières d^ Ils vont même, quelque part, jusqu'à la dire « séduisante »'. Pour un peu, semble-t-il, les hommages de René se fussent adressés à la mère presque autant qu'à la fille, avec qui elle rivalisait de beauté. Elle ne mit au surplus sa coquetterie qu'à se montrer, pour le « fils de l'exil », la plus attentive des maîtresses de maison et, le cas échéant, la plus dévouée des garde-malade.

Quant au Révérend John Ives, s'il est surtout demeuré dans le souvenir de ses concitoyens sous les traits un peu chargés d'un puissant videur de bouteilles, d'une sorte de « curé de Meudon » à la manière britannique, c'est peut-être qu'ils n'étaient aptes à saisir ou à priser en lui que les côtés par où il leur ressemblait. Il en avait d'autres, moins appréciables pour les squires de son pays, mais qui l'étaient davantage aux yeux d'un Chateaubriand.

Celui ci nous le vante comme un homme « instruit, aimant et cultivant les lettres » à l'égal des sciences^ à la fois « grand helléniste et grand ma-

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