‹ Ay pays d'exil de ChateaubriandChapitre 70 sur 138 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p

2. Dans la scène de Texplication finale (Cf. ci^après) : « Elle me regardait, baissait les yeux, rougissait ; elle-même séduisante dans ce trouble, il n'y a point de sentiment qu'elle n^eût pu revendiquer pour elle » {Mém. d'O.-T,, t. II, p. 136).

AU PATS d'exil de CHATEAUBRIAND 145

thématicien »*. Chateaubriand, bourré de grec, avait par-dessus le marché la prétention d'être « fort en mathématiques, pour lesquelles » il avait « toujours eu un penchant décidé », y apportant « une clarté de conception » qui, dès le collège de Dol, excitait Tétonnement de son professeur*. C'étaient donc là deux domaines faits pour rapprocher ces deux esprits. — Et il y en avait un troisième, où se devait nécessairement consommer la fusion.

Nous avons vu que John Ives attendait encore, au commencement de 1794, c'est-à-dire dans la cinquantième année de son âge, d'être pourvu d'un vicariat. La cause en avait été pour beaucoup qu'il s'était expatrié de bonne heure pour exercer le ministère ecclésiastique à l'étranger, et qu'il n'était guère revenu dans le Suffolkque passé la trentaine, à temps pour épouser la belle Sarah Williams et donner l'être à la délicieuse Charlotte, mais un peu tard pour trouver place dans la hiérarchie cléricale de son pays. Or, en quelles contrées lointaines avaitil promené son apostolat de missionnaire? Sur quels bords exotiques avait-il été voyageur? Précisément dans cette Amérique d'où Chateaubriand rentrait lui-même et dont^ à l'instar de ses ancêtres celtiques, les légendaires pèlerins aux Terres de promission, il gardait encore sur lui le parfum.

Seulement, là où son jeune émule n'avait pu que

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