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2. N'oublions pas qu'il en avait déjà une qui, en 1793, sor* tait à peine de la prison du Bon Pasteur, à Rennes, où elle avait payé de plusieurs mois de détention le périlleux honneur de s'appeler « Céleste Buisson, femme Chateaubriand ».
3. M"« de Chateaubriand mère vivait encore en 1795 : elle ne devait mourir que le 31 mai 1798.
AU PATS d'exil de goateaubriand 153
cultivant les lettres pour remplacer le père dont le ciel m'avait privé ^; qu'apportais-je en compensation de tout cela? Aucune illusion ne pouvait entrer dans le choix que Fon faisait de moi; je devais croire être aimé. Depuis cette époque, je n*ai rencontré qu'un attachement assez élevé pour m'inspirer la même confiance*.
L'authenticité de raventure a pourtant été contestée. Sans parler du démenti trop naturel que, lors de la publication des Mémoires d' Outre-Tombe y les fils de Charlotte infligèrent, paralt-il% au récit de Chateaubriand, une lettre de F. S. Basden à Wilton Rix, dont nous avons déjà eu à citer un passage, s'exprime ainsi :
J'ai pris auprès de M. Child des informations relatives à Chateaubriand. Selon lui, l'intrigue d'amour avec Miss Ives est une pure fiction. En revanche, il est exact, croit-il, que, devenue veuve^ elle lui rendit visite, avec deux de ses fils, mais poussée uniquement par une vieille amitié. Ces deux fils de Mrs. Sutton sont morts depuis ; il y en a un troisième qui vit encore et qui fit dernièrement, comme général, une tournée à Bungay. La vanité de l'écrivain français l'a conduit, semble-t-il, à inventer, sur son séjour en Angleterre, une foule de circonstances qui ne méritent aucun crédit.
L'assertion, comme on voit, est formelle. D'après