‹ Aye d'Avignon, chanson de geste. Publ. pour la première fois d'après le manuscrit unique de ParisChapitre 16 sur 23 · I. Le roman de Guillaume de Dôle est encore inédit , quoi · texte numérisé non relu

I. Le roman de Guillaume de Dôle est encore inédit , quoi

Préface. xvij

nous paraît faire allusion au passage de Gui de Nanteuil où Eglaniine et ses compagnes se livrent au plaisir de la danse sous les murs du château de Nanteuil , qui sans doute est devenu ici Biaucler pour le besoin de la rime (').

Un ouvrage de beaucoup postérieur au roman de Guillaume de Dôle, la version remaniée en vers de douze pieds du poëme de Huon de Bordeaux, fait une allusion à notre héros. Au moment où Huon et son frère se disposent à partir pour la cour de Charlemagne , la duchesse de Bordeaux propose à ses fils l'exemple de leurs ancêtres, parmi lesquels elle cite :

Et Guion de Nantœul et Gerart le barbés {2),

Mais la meilleure preuve qu'on puisse produire de la popularité dont le poëme de Gui de Nanteuil jouissait encore plus d'un siècle sans doute après le temps où il fut composé, c'est la suite des aventures de notre héros et de sa descendance

que notre confrère M. G. Servois l'ait transcrit à Rome; mais les couplets cités ont éié publiés pour la première fois par MM. Daremberg et Renan (Archives des Missions scientifiques et littéraires, année 1850, p. 289). MM. Daremberg et Renan ont encore extrait du même roman une chanr^on deL^ bêle Ayglentine qui, dès 1 817, avait été traduite en allemand par Gœrres. [Altdeutsche Volks und Meisterlieder, Frankfurt, Préface, p. lx). Mais l'héroïne de cette chanson, charmante d'ailleurs , ne paraît avoir rien de commun avec l'amante de Gui de Nanteuil.

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