CLXX INTRODUCTION
Pour Gau:{, nous éprouvons les mêmes difficultés K Ce nom n'a rien dUnsolite dans la vallée du Pô; on rencontre dans cette région bon nombre de localités appelées Ga:[:{o^ Ga^^ii, Go:(iOj Coi:{o, Go^olo, Gua\\aj Gua\:{plo, etc., mais aucune ne se présente à Tendroit où nous voudrions la trouver. Guazza est dans le territoire de Verceil, mais trop loin au sudouest, dans le voisinage de Trino. Il en est de même de Gazzo, situé sur la route de Casale à Candia. On pourrait supposer, d^ailleurs, que Bertrand ne s'est pas astreint à une grande exactitude, et qu'il s^est permis de citer des lieux qui étaient en dehors de la route de Pavie. Cette hypothèse, pourtant, nous paraît peu satisfaisante; nous croyons plutôt que Gau\ et Bardeline étaient bien réellement sur le chemin que notre jongleur fait suivre aux ambassadeurs d'Aymeri. C'étaient sans doute des bourgs d'une médiocre importance, bien connus toutefois des voyageurs du moyen âge, suivant la remarque déjà faite plus haut, à cause des hospices où ils se procuraient un asile et un gîte. On arriverait peut-être à édaircir cette ques-
let divers manuscrits, ont peu d'intérêt, et ne sont d'aucun secours pour l'identification de ce nom.
I. Le copiste du ms. C, ne sachant plus ce qu*étaient Mortiers et Gau^f a écrit à la place : Et mon{ et gau:[ (ce dernier mot est emplojré ici comme nom commun dans le sens de bois,) Le ms. B donne de même comme variante : et guej[ ; il paraît aussi foire de mortiers un nom commun pris dans le sens de marécages (cf. Du Cangef v« mortarium). Telle est l'interprétation admise par M. Godefroy pour ce passage du ms. B qu'il cite dans son Dict. de l'ancienne langue française (v« mortier).
ÉPISODE DES NOIX ET DES HANAPS BftÛLËS CLXXI
tion, moyennant une science profonde de la toperaphie et de Thistoire locale du pays compris entre Pavie et Verceil; mais cette science nous fait abso* lument défaut, et nous renonçons i pousser plus loin nos recherches.