‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 162 sur 235 · Pertt, Scriptores, t. XXIII. p · texte numérisé non relu

Pertt, Scriptores, t. XXIII. p

Il est fodld de reconnaître en ce passage des emprunts à la chanson d'Aymeri dé Nârbonne. On voit ici, comme dans ce poème, Hemaut de Beaulande demander Narbotine à Cbariemagoe et Tobtenir pour sm fils K De plM, k généalogie de la famîUe d'Aymeri donnée par le chroniqueur est, à quelques Tt^ riantes près, identique à celle qu^admet notre chanson '• Ces emprunts, du reste, s^expliquent très facilement : Aubri, d*après les recherches les plus récentes, travaillait à la rédaction de sa chronique vers 1232, et il paraît Tavoir complétée vingt ans plus

1. Àubri rappelle aoiii en un autte endroit lei Hent de parente

d*Hemaut et d'Aymeri : « AmaldutdeBellanda...hic ftiit pa-

ter Nemerici de Narbona » {Script., t. XXm, p. 723).

2. V07. les arbres généalogiques de la maison de Montglane que M. Q. Paris, dans VHist. poétique dé Ckatlemagne (p. 469), à dressés d'après la chronique d' Aubri et d'après Aymeri de téàT' bonne. ïi convient de fiiire & hi première de ces généalogies une M» gère rectification. M. G. P)iris a donné Hermengarde pour la mère de Vivien, mais, dans le telte de notre chroniqueur, le nom d'Jffr^ mengOrdiÈ se rattache au membre de phrase qui précède fuxùt imperatàris Ludovici), et non à celui qui suit (mater ViiHaid «ulriirU). Hermengarde eut bien ici le nom de réponse det^mpereuf Louis, qu'Aubri, d'accord atec Phistoire, a substitué au nom fabu* leux de Blanchefleur, On lit en effet un peu plus loin : c Ccnsphrant in Ludovicum très ejus fiHi, Lotharius, scilicet, et cum Ludovico Pipinus, ex Ermengarde progeniH myMHssima confmge nur, J!Ua tfemerid, sorore sancti Guillelmi, qui dux Harbonensis provincie decus ent et tutela cultoribus Christian! nominis ei ter^ ror fulmineus inimicis » (Pertz, 5cri>/., t. XXIII, p. 73 1> — V07. aussi lei ubleaui de la geste de Montglanê donnée par M. L. Gautier (Ép.françaieet, !• éd., t. IV, p. 565), et par M. Nyrop fi)eii oldfranske Heltedigtning, p. 411, trad. ital.» p. 387).

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tard, vers Vannée 1262 i; d^autrt part, Tabbayede TroisrFontainet où il exerçait la pr ofesaion monasti^ que était située ea Champagne '; il était donc i la fota contemporain et compatriote de Bertrand de Bar^ aur-Aube, et il se trouvait par conséquent dans des circonstances très favorables pour connaître les om-' vres de ce jongleur. C'est i lui qu*il doit en grande partie ses reûseignements sur la lignée d'Aymeri de Narbonne; on remarquera, en effet, quUl comprend dans cette lignée la plupart des personnages cités par Bertrand, et qu'il passe aussi bien que lui sous silence Gautier de Toulouse que les chansons les plus anciennes rattachent à la geste narbonnaise ^ Toutefois il n*a pas suivi avec une rigoureuse exactitude les données fournies par Ajrmeri de Narbonne, et il a cherché à les combiner en certains points avec les détails un peu différents qu^il trouvait dans d'autres poèmes. Ainsi, conformément à la chanson de Fouque de Candie *j il fait de la mère de ce héros une sœur de Vivien, tandis qu'elle est, dVprès notre trouvère,

1. p. Seheffer-Boichartt, d«m P^rU, S$rif$., t. XXIII, F* 646-7; cf. p. 640, 648.

2. Lt village de Troit-Footainet cM aujourd'hui conpria daaa la département de la Bian&e, arr. de Vitry-la-Françoia, cant. de Thîé* blemont.

3» Dani le Couronnemeni Loùys, Gautier de Toulouse a$t la neveu de Ouillaume d'Orange :

Li «leat GniHêinet «a tpelâ Qaatitr,

|#«T«lQfaii, ciosi 1^ aaii9tir,

Fil de sa suer, on gtntiU ckef^ier.

(Éd. JoQckblœt, Y* 1646-8 ; vo^. ci«det6U«, p «en.) 4.Éd. Tarbé, p.3.

CCXXVUl INTItODUCTION

la quatrième fille d*Aymeri ^ Il réunit aussi, diaprés le poème d^Élie de Saint-GiUe, la famille d'Aiol à celle du comte de Narbonne, en donnant une sœur de Guillaume d'Orange pour épouse à Julien de Saint- Cille, le père d'Élie *; l'auteur d'Aymeri^ au contraire, ignore ce lien de parenté. Aubri a connu beaucoup de chansons de geste '; en historien consciencieux, il s*est efforcé d'utiliser les divers renseignements qu'elles lui procuraient, et de les faire, au-

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