XXVI INTRODUCTION
Fol. 86 v^ col. I. Siège de Narbontie.
Fol. I lo v^ col. IL Silge de Barbastre.
Fol. i52 r^col. IL Guibert d'Andrenas.
Fol. 166 1^ col. I. Mon d'Aymeri de Narbonne.
2« Mus. Brit., Harl. i32i. — Petit in-fol., sur parchemin, de 2 14 feuillets écrits sur deux colonnes, qui a fait partie autrefois de la bibliothèque de Nicolas-Joseph Foucault, intendant à Caen et bibliophile distingué, dont les livres sont dispersés entre de nombreuses bibliothèques ^ Galland a le premier cité ce
étudiée depuis par M. L. Gautier qui en t donné une bonne analyse dans la 2* édition de ses Épopées françaises (t. IV, p. 3i i-3i3). Elle n'était connue jusqu'alors que par une version en prose contenue dans le ms. de laBibl. nat., fr. 1497 (fol. 32 r* — 53 r*). — M. Ward a eu occasion de revenir sur ce texte dans son Catalogue of Romances (t. I, p. 656), et de fournir à son sujet des détails concplets et précis.
La légende du Département des enfants d'Aymeri semble avoir joui d'une grande popularité au moyen ftge, même jusqu'à une époque assez avancée. 11 y est fait allusion dans un remaniement de la chanson de Jourdain de Blaives, contenu dans un ms. de la bibliothèque de Tournay, qui a été signalé par M. de Reiffenberg :
Car oBqae» Aiment qui tant fitt a pritier Ne donna set eaCu» la monte d'un denier, S'il nel poreat conqoerre ao fer et a Tachier, etc.
(Chron, de Philippe Mousket, t. II, Introd., p. cclvi-oclvii.) Ce thème avait même fourni la matière d'une composition dramatique. En i35i, on voit l'échevinage de Lille accorder « zl escusqui valent xzzj s. la pièce as compaingnons de la fieste des enfans Aymery de Narbonne. » (Magnin, Rapport dans le Bulletin du comité de la Ungue^ de Vhistoire et des arts de la France, t. 11 (i853-55}, p. 120.)
I. La bibliothèque de Reims possède un volume {Description générale des castes de France^ 1690}, provenant des Capucins de
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manuscrit en 17 36 dans une notice insérée dans les Mémoires de r Académie des inscriptions et consacrée à rétude de quelques anciens romans, alors en la possession de Foucault. Il indique entre autres « le roman de Roland ou de Charlemagne et du comte Aimeri, sur vélin, en ?ers de dix syllabes, imparfait au commencement ^ » Ce signalement se rapporte exaaement à notre ms. du Mus. Brit., auquel il manque effectivement le premier feuillet.
Ce ms. présente une grande ressemblance avec le précédent (20. B. XIX). Son format, son écriture, son exécution et sa composition sont tout à fait identiques, et on peut le rapporter sûrement à une date absolument contemporaine '. Comme lui, il est fort
cette ville, et ayant appartenu originairement à Foucault. » Sur la dispersion de sa riche bibliothèque, voy. L. Dclisle, L« Cabinet des manuscrits, 1. 1, p. 378-379, III» p. 370. 378; Romania, t. VI, p. 628; le Débat des hérauts éC armes (Société des anciens textes), Introd., p. xzxTi.
I. Discours sur quelques anciens poètes et sur quelques romans gaulois peu connus. Mém, de VAcad, des inscr, et belles^ lettres, t. II, 1736, p. 683. — M. Gautier a vu à tort dans le manuscrit mentionné par Galland « un de ces rifacimenti dt la Chanson de Roland où Ton avait fait entrer Tépisode de la prise d« Narbonne. » {Épop, franc., a* éd., t. III, p. 3 18.) ^ Le ma. Harl. i32i a été décrit par M. Fr. Michel dans son Rapport (p. ii3- 117), mais d*une manière insuffisante. M. Gautier en a fait connaître exactement le contenu dans sa a* éd. des Épop, franc, (t* IV, p. a3). Voy. aussi Ward, Catalogue, 1. 1, p. 660- 663; Courayedu Parc, La Mort Aymeri, Introd. p. xxxi-xxxu.
a. M. Couraye du Parc (l. cit.) le croit plus récent et l'attribue i la fin du xui* siècle, mais nous n*y voyons aucun caractère qui justifie cette différence de date.