I. Ibid
a. H attribue à Ajmeri la généalogie luivante : Guglielmo (Guillaume d'Angleterre) — Busone da Fratta — Guerrino (Garîn de Montglane) ~ Girardo da Fratta — Amaldo di Bellanda — Amerigdl La même généalogie est donnée par le Fioravante (qui toutefois omet Guerrino). Dans cette liste, Garîn de Montglane et Hernaut de Beaulande sont les seuls ascendants que Tépopée française donne à Aymeri.
LA LÉGENDE d'ATMERI EN ITALIE CCCXI
Inutile de dire que celui-ci est vaincu et mis à mort. Notre héros reprend ensuite le chemin de la France, après s'être arrêté i Mascona (Mâcon), ville que le poète a transportée sans plus de façon de la Bourgogne en Toscane. Bientôt^ on le retrouve près du roi Didier, mais ici encore, la perte d'un feuillet du manuscrit nous laisse ignorer les circonstances de son arrivée i la cour du monarque. Nous assistons seulement i son départ et à ses adieux :
Con grand' amor Pun coU' altr 'abraciossi, E chosi Tun dair altro schomiattossî.
(Ch. VII, st. 46, fol. 26 ro.)
Didier recommande i son hôte de saluer de sa part Charlemagne et tous ses barons. Aymeri, dès qu^il est de retour, s^acquitte de cette commission :
Pc' da parte di Disider salutollO| Dicendo corne a Pavia trovoUo, E si coin' e' gli fece grand' onore, E délia figlia non potie celarei Dicendo che gli avie rubato il core, Tanto la vide bella a un ballare.
Po' mandô Carlo per anbasciatore Per Amegiarda, e fegliele sposare ; Onde n'ebe cosi beUa brighata, Corn' al présente vi sarà contata.
(St. 56, fol. 27 ▼•.)
On voit ici une réminiscence, du reste assez lointaine, du voyage d^Aymeri à Pavie et de ses fiançailles avec Hermengarde, tels qu'ils sont rapportés dans notre chanson française. Il y a sur ce point en-
CCCXII mTRODUGTION
tre les deux textes une relation évidente ; mais cette relation n'est pas directe, et a été sans doute créée grâce à des intermédiaires qui nous sont inconnus ^.
Âymeri de Narbonne a fait aussi Tobjet d'une légende particulière dans les Reali di Francia, vaste compilation en prose rédigée par Andréa da Barberino, entre i38o et 1420 environ ^. Cet écrivain nous raconte (1. VI, ch. 46), comment Girart de Fraite, en apprenant que son frère Bernard s'était soumis à Charlemagne, s'empara de ses terres et jeta en prison son fils Aymeri :
Un figliuolo piccolino di Bernardo, sue fratello, che ayeva nome Âmerigo, fece mettere in prigione in una torre di Tremogna; e quando venne la noveHaa Bernardo délie terre perdute e délia morte delli suoi baroni, e del fi^uolo, che era in prigione, n'ebbe tanto dolore che si ammalô, e in capo di quindici giorni mori. Il re Carlo, poichè hi tomato in casa sua, cavô Amerigo di prigione ed allevollo, e quando andô in Ispagna, lo fece capo di mille uomini a cavallo, ed una volta lo mandô co'l re Desiderio di Pavia con gran gente a far guerra nell'Aragona, e in quella guerra prese Amerigo una città posta sul mar di Aragona che aveva nome Narbona, e Carlo gliela donô. Questo Amerigo ebbe per
I . On rencontre encore d*autret tradidons sur Aymeri dans k Liber de generatione aliquorum civium wrhis Paduœ^ tam nohi* lium quam ignobilimn, écrit de iSib à t3i8, par GioTanni de Nono. Cet auteur fait descendre la famille de N<mo « de progeme Aymerici de Nerbona »• et il met sur le compte de ce héros des aventures qui ne se rattachent en rien à notre chanson, et qui doivent être d'invention italienne (P. Rijna, Romania, t. [Y, p. 17S}.
a. P. Rtjna, / Reali di Francia^ u l, p. Bii-a.
LA LéGBNDB d'AYMBRI BN ITAUE GCCXUI
moglie Almingrada, sorella del re Desiderio di Pavia, di cui nacque la stirpe di Vallant '.
On lit également au même livre, ch. 5o :
Carlo prese la città di Tremogna tn questa città fu
trovato in prigione il fanciulio, figliulo di Bernardo di Mongrana di Chiaramonte, chiamato Amerigo '. Carlo se lo menô con lui a Parigi, e lo fece nutricare; e délia guerra di
Girardo si fece tregua per dieci anni Quel franco Amerig0|
conte di Beri, era innanzi chiamato per nome Ameri le