‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 214 sur 235 · Éd. citée, p · texte numérisé non relu

Éd. citée, p

2. M. Rajna pense que cette histoire de Girart de Fraite ne peut être une invention arbitraire, et qu'elle reproduit une légende ancienne (I Reali di Francia, u I. p. 248-9).

3. Sur les œuvres d'Andréa da Btrberino et sur la place qu'occupent les Reali et les Nerbonesi parmi les romans dûs à cet infatigable compilateur, cf. Rajna, I Reali ^ t. I, p. 321, 325-7. Les Nerbohesi ont été publiés à Bologne (1877-9) par M. Isola, dans la CoUe^ione di opère inédite rare.

LA LÉGENDE d'AYMERI EN ITALIE CCCXV

Le prologue qui précède ce roman ^ nous offre une généalogie du héros et un bref résumé de son histoire :

Molti ànno dette che questo Amerigo di Nerbona fu figliuolo di questo Ârnaldo (Arnaldo di Bellanda) ', ma io ône trovato non essere vero, imperô ch'i'ô trovato che Amerigo fu figliuolo de l'altro fîgliuolo di Guerino, ch'avia nome Bernardo; e Carlo Magnio se Tallevô nella sua corte, che ', Gherardo da Fratta avendo fatta la prima guerra con Carlo, e fatto Taquisto la seconda volta Carlo délie città e castella di Spagna, e sottoposto ogni cosa a sua signoria, essendo fatte tutte queste cose, per lui v* era* di Spagna mandato Amerigo, e molti altri alla provincia di Ragona ; ed avenue per aventura di fortuna ch' Amerigo prese la città di Nerbona, la quale città è grossa, e grande, e bene circundata, e posta in sul mare, tra la Francia e la Ragona. E Carlo, poi ch' ebbe presa la Spagna, aquistô il cammino del barone santo Jacopo di Galizia. E in questo tempo Amerigo ebbe per moglie una figliuola del re Disiderio da Pavia,

1. Ce prologue est omis dans la plupart des manuscrits. Il ne se trouve, à notre connaissance, que dans le ms. de la Bibliothèque nationale de Florence, Magliab., Palch. I, i6, dans le ms. de la Bibl. Riccardi, n* 24S1, et dans le ms. de la Bibl. Laurentienne, Rediano 177. Ce dernier n'est qu'une copie du ms. Riccardien. Le ms, Palch. I, 16 est celui qui nous donne le meilleur texte du prologue. Nous avons copié ce morceau à Florence, il y a quelques années, et M. Rajna a bien voulu depuis nous en envoyer une nouvelle transcription. M. Isola a suivi aussi dans son édition le ms. Palch. I, i6y mais il a emprunté en même temps au ms. Riccar* dien quelques leçons parfois peu satisfaisantes.

2. Éd. Gherardo f mauvaise leçon, car c'est bien Hernaut de Beaulande et non Girart de Fraite que Ton considère presque toujours comme le père d'Aymeri.

Page 1