St. 6, ▼. ig-So, éd. Lachmann, Berlin. 1879 (4* éd
3. M. Suchier prétend que Wolfram n*a eu sous les yeux aucun autre poème français qu'Aliscatts (Ueber die Quelle Ulrichs von dem Tùrlin und die œlteste Gestali der Prise d'Orenge, Paderborn, 1873, p. 39, 43); mais M. G. Paris est d'a?is qu'il a dû connaître en même temps Guiberi d*Andrenas et le Charroi de Nîmes (Romania, t. II, p. 112). Cf. L. Cautier, Ép. françaises, a« éd., t. IV, p. 49-5o.
GCCXXVI INTRODUCtlON
trouvé les noms des héros dont il fait ici mention.
San-Marte a cru voir dans un passage de VArabel-' lens Entfûhrungy poème d'Ulrich von dem Tiirlin, continuateur de Wolfram ^ une allusion directe à la chanson d^Aymeri de Narbonne '. Mais M. Suchier, dans la savante dissertation qu'il a consacrée à l'œuvre d'Ulrich ', a démontré que ce passage n^a pas la valeur qu'on lui a attribuée.
On possède, suivant cet érudit, cinq rédactions différentes de VArabellens EntfUhrung. La première est le texte original, la seconde n'est qu'un remaniement. C'est cette dernière qui a été publiée par Casparson ^, et c'est d'après elle que l'on a jugé habituellement le poème d'Ulrich. Elle présente dès le début une différence assez importante avec l'autre. Ulrich, dans le texte original, commence son roman parle récit de l'expédidon entreprise par Charlemagne contre Rome pour délivrer son frère, le pape Léon, des mains de ses sujets qui l'avaient réduit en captivité et lui avaient crevé les yeux. Heimrich von Na* ribôn, père de Willehahn, prit part â cette campagne, et l'empereur au retour le maria à Pavie avec Irmenschart. Wolfram avait déjà rapporté cette prise de
I. Ulrich a dédié ton poème au roi Ottokar II de Bohême (Lachmann, Wolfram von Eschenback, introd., p. xlh); suirant M. Suchier (/. ciï., p. i5)^ il Ta composé de 1261 i 1275.
3. Leben und Dickten Wolframs von Eschenback, Magdebourg, 1841, p. 104.