‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 3 sur 235 · ATMERI DB NARBONNE III · texte numérisé non relu

ATMERI DB NARBONNE III

Grâce à ces qualités, il a d'assez bonne heure échappé à l'oubli, et ses ouvrages ont attiré l'attention des linérateurs et des savants, dès que Tétude du moyen âge a repris une juste faveur. La poésie moderne même s'en est plus d'une fois inspirée et leur a fait d^heureux emprunts. En 1811, Uhland traduisit en vers allemands, avec autant de fidélité que d'élégance, l'épisode du premier entretien de Roland et d'Aude dans Girart de Vienne K Victor Hugo a puisé également dans cette dernière chanson, ainsi que dans Aymeri de Narbonne, le sujet de deux fort belles pièces de sa Légende des siècles, le Mariage de Roland et Aymerillot, œuvres de haute valeur où il a fait revivre avec tant de succès l'esprit de notre antique épopée. Enfin, plus récemment, M. de Bomier a fait applaudir sur la scène française des vers qu'il a pris à peu près textuellement à Bertrand de Bar-sur-Aube *.

Les érudits se sont occupés aussi de Girart de Vienne et à^Aymeri de Narbonne, et en ont fait Pob-

I . Roland und Aldt (Altfran:{œ$ische Gedichte), Voy. cet épiiodc dans redit. Tarbé» p. 1 20-1 33. — Uhland a étudié autti Oirart de Vienne dans ses recherches sur Tancienne épopée française (Ueber dos altfran^œsische Epos, p. 68-73).

a. La fille de Roland, acte 3% se. IV :

Maadit toit le premier soldat qai fat archer; C'était «n IIcIm ao fond : il o'oaait approcher !

Ces vers sont de Oirart de Vienne :

.C. dehait ait qui archiers fo prcniert I

Il fu coars» il n'oeoil aprochier. (Ed. Tarbé, p. 7.)

Page 1