‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 31 sur 235 · ÉTABUSSEMENT DU TEXTE XLV · texte numérisé non relu

ÉTABUSSEMENT DU TEXTE XLV

Et en .j. mole si faitement gités,

De tex oisias i poisiés trorer ;

Et si avoit chascuns oisiax son per.

Li enchanteres fist forment a loer :

Dei flum c'oés Paradis apeler

I fist les pieres yenir et amasser.

Par nigromence i iist lo yent monter.

Par lou tuel ancontremont monter.

Gant li vens sofle, les oisiaus fait chanter.

En lor mermoce (sic) s*an rient molt Escler.

N'est .j. sol home qui s'an puist saoler,

S'il est iriés, por coi Toie soner,

Que ne li face ses ires oblier.

Tant com Tan vialt, si fait lou son durer.

Et cant Tan viault, si laisse lou chanter.

L*examen comparatif des diverses leçons de ce fragment nous permet déjà d'établir à peu près la valeur respective des manuscrits.

Nous ferons remarquer d'abord Textrême similitude des mss. 20. B. XIX et Harl. i32i. Celui-ci présente seulement deux vers de plus que l'autre. Le premier de ces vers n'est qu'un vers banal ajouté sans doute par le copiste qui a modifié en même temps le vers précédent pour le mettre en rapport avec celui qu'il intercalait :

De Paradis, ç'oi dire st conter^ O Damedex ot fet Adam former.

Le second des vers supplémentaires du ms. i32i semble être dû aussi au copiste qui d*un vers unique de l'original :

So[z] ciel n'a home qui s'en puist saouler,

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