XLVI INTRODUCTION
en a fait deux, en délayant un peu la phrase :
So[zJ ciel n'a chent si dolz a escouter, Ne nus cuer d'orne ne se puet saoler.
En dehors de ces faibles différences, les mss. 20. B. XIX et Harl. i32i sont à peu près identiques et ne présentent entre eux que de légères variantes. Ils ont en commun un certain nombre de leçons dont s^écartent les autres manuscrits, et enfin, possèdent tous deux quatre vers qui font défaut à ceux-ci, les v. 35ii-i3 de notre texte :
Soz ciel n'a home, tant seust porpanser, etc.
etle V. 3519 :
En fin esmal les ot fet seeler.
Si les mss. 20. B. XIX et Harl. i32i sont entre eux dans un étroit rapport, un simple coup d'œil jeté sur le texte des mss. 20. D. XI et 24369 sufiit pour faire reconnaître aussi entre eux des relations très intimes. Ils ont dans le passage cité le même nombre de vers, les mêmes leçons, souvent la même orthographe, et presque aucune variante. Nous remarquerons surtout un vers corrompu et dénaturé d^une façon très inintelligente, que ces deux manuscrits reproduisent exactement sous la même forme :
Quant le vent souffle, les oisiax fet chanter. En lor mémoire s'en rient moult Escler.
Ce vers serait incompréhensible sans les mss. 20.