‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 38 sur 235 · ÉTABLISSEMENT DO TEXTE U · texte numérisé non relu

ÉTABLISSEMENT DO TEXTE U

dre ; de plus, leurs textes sont semblables, en général. En un mot les mss. A^ct A^ ont une parenté qui ne peut s'expliquer qu'en leur supposant un même modèle ^

2^ Nous arriverons à la même conclusion en comparant entre eux les mss. B^ et B'. Nous avons montré ci-dessus leur absolue identité. Ils ont à peu de chose près les mêmes leçons, et presque toujours les mêmes lacunes. Ainsi les vers 3375-77, très nécessaires au sens, leur font défaut à tous deux.

Néanmoins, ils ne dérivent pas Tun de Tautre.

B^ ne peut être une copie de ^, car celui-ci présente après le v. 1869. un long passage interpolé que B^ n'a pas reproduit :

Fouques qui tint de Poitiers la contrée Fiert TAlemant, que n'i fist arrestée,

Mort Tabati tout envers en la prée.

Lors renforça U cri et la huée.

Bien a ce cop nostre gent confortée Et Aîemans en ont douleur menée; Et le bon conte a la chiere memhrée Descent a pié san^ plus de demourée.

Tel anneure com cil ot aportée Li a li quens despoilliée et ostée.

I. Il est difficile de dire s'ils sont copiés directement sur un même manuscrit ou s*ils s'y rattachent par des intermédiaires. Mais, en tous cas, leurs textes sont si semblables que ces intermédiaires ne peuvent qu'être fort peu nombreux. -» Nous verrons plus loin que notre ckstemcnt ne s'applique pas aux 5oo premiers vers du poème, pour lesquels A^ s*écarte sensiblement de A*.

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