LU INTRODUCTION
Tant fu sa force d'Alemans redoutée Conques par euh ne H fu devaée Sa volenté^ c'est vérité prouvée^ Si con celui en fist la recordée Qui fu présent en icele meslée^ Et qui bien sot con la chose iert alée Et con li quens ot a cil desdossée La bone broigne a la maille serrée.
U armure toute que cil ot aportée A le bon conte son escuier livrée.
Le ms. fi^, d^accord avec les autres, réduit ce passage aux trois vers :
Mort Tabati tout envers en la prée.
Tel armeure com cil ot aportée A le bon conte son escuier livrée.
Le développement qu'offre ici le ms. B* est sûrement l'œuvre du copiste. Il est en effet aussi inutile qu'insignifiant, et de plus, le vers
Tel armeure com cil ot aportée
s'y trouve répété avec une légère variante.
Quant au ms. fi^, son accord avec les autres en cet endroit serait inexplicable, si Ton supposait qu'il descend directement du ms. &.
De même au v. 3740^ B^ donne une leçon à peu près conforme à celle de A^ et A* et surtout de C, tandis que B^ s'en écarte davantage.
A' A* Ainz cers ne dains ne prist saut de ramier, Ne corut mieuz, qant en le fet chacier.
C ne chavriex de ramier
Ne corut mais
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B* ne ckêvax daramier (sic),
B^ ne Ijron ne sanglier.
B^ n*a pu, comme on voit, être copié sur ^, puisque, au lieu de suirre ici la variante de ce dernier, il donne une leçon plus voisine de celles des autres manuscrits.
On ne peut admettre non plus que B^ soit une copie de B^^ car celui-ci doit être d'une date un peu postérieure, ainsi que nous l'avons démontré plus haut ^.
Les mss. B^ et B^ sont donc indépendants, mais ils ont entre eux une telle ressemblance qu'ils ont dû être copiés sur un même original, directement et sans aucun intermédiaire. Nous avons déjà remarqué qu^ils offrent à peu près la même miniature en tête de notre chanson, et nous avons donné des exemples assez frappants de leur similitude pour n^avoir pas besoin d'y insister plus longtemps.
3^ Si nous passons maintenant à l'étude des rapports qui existent entre le ms. C et les mss. B^ et £^, nous trouverons de nouvelles preuves, justifiant la parenté que nous leur avons attribuée ci-dessus et la division en deux classes que nous avons établie entre nos différents textes.
Les fautes communes à C et aux mss. de la famille B ne sont pas très rares. Nous en avons déjà cité des exemples; il nous sera facile de les multiplier encore.
Aux V. 1578-79 :