LXXXII INTRODUCTION
avaient un répenoire très étendu, et Ton sait, par exemple, qu'Adenet le Roi a traité des sujets fort variés, empruntés à divers cycles. Il en fut de même sans doute de Bertrand de Bar-sur-Aube.
Mais, en dehors de Girart de Vienne et dM/meri de Narbonne, noue ne connaissons plus aujourd'hui que deux poèmes qui puissent lui être attribués avec certitude : le Département des enfants d'Aymeri, contenu dans les manuscrits du Musée Britannique Roy. 20. B. XIX et Harl. i32i, et la rédaction de Beuve d^Hantone, conservée dans le ms. n<> 401 de la bibliothèque de Carpentras, dans le ms. du Vatican Reg. i632 et dans le ms. de Venise, bibl. Saint- Marc franc, n^ XIV.
M. P. Paris, dans ses Manuscrits français de la Bibliothèque du Roi (t. VII, p. 24), considère aussi Bertrand comme l'auteur d^Aubri le Bourgoing. Nous ignorons sur quel motif il appuyait cette opinion, à laquelle il parait du reste avoir renoncé plus tard, car il la passe entièrement sous silence dans la notice qu'il a publiée sur la chanson d'Aubri, au t. XXII de Y Histoire littéraire (p. 3 1 8-334) ^
Pour la chanson du Département des enfants é^Ay^ meri, il est bien certain qu'elle est due à notre trouvère champenois. Elle présente en efiet une relation très étroite avec le poème d'Aymeri de Narbonne;
I. M. Tarbé, dans la préface de son édition d*Aubri le Bourgoing, regarde cette attribution comme fort douteuse (p. xxvii). — L41 chanson d*Aubri a éié rédige vers la fin du xii* siècle. (P. Meyer, Girart de Roussillon, Introd., p. civ.)