‹ Aymeri de Narbonne, chanson de gesteChapitre 60 sur 235 · AUTEUR DU POÈMB LXXXIII · texte numérisé non relu

AUTEUR DU POÈMB LXXXIII

elle en forme pour ainsi dire la suite, et dans tous les manuscrits où elle se trouve, elle prend place immédiatement après lui. Les mss. Roy. ao. D. XI du Mus. Brit. et fr. 24869 de la Bibl. nat., qui ne la donnent pas en entier, lui ont emprunté du moins son commencement pour en faire une sorte d^appendice de la chanson d'Aymeri. Les derniers vers de celle-ci annoncent brièvement les événements qui vont suivre et préparent le lecteur à la séparation des fils d*Aymeri, qui doit faire Tobjet de Tautre poème. Ils sont composés très évidemment pour ménager la transition :

Or se pansa li frans cuens posteis Q'an autres terres, a rois et a marchis, Envolera les damoisiax gentis :

S'iront ennor conquerre.

D'autre part, on rencontre dans le Département certains vers qui contiennent une allusion précise à un fait raconté dans Aymeri de Narbonnè, et y renvoient comme à une chose connue, dont on a parlé précédemment. Nous avons déjà eu l'occasion de produire ce passage:

... Car il i fu li fors rois Desramés, Et Bafumez qui molt fist a loer.

Ce furent cil don oïstes parler. Qui de Nerbone .j. soir, a Tavesprer, S*an eschaperent por lor vies salver, Qant Aymeris dut sa feme esposer.

(Ms. Roy. 20. B. XIX.)

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