MANUSCRITS XXXV
imitées d'un même modèle. Ces analogies si frappantes ont fait croire à M. H. Suchier que le copiste du ms. 24869 avait eu l'autre ms. sous les yeux K Nous ne pensons pas que cette supposition puisse être admise. Nous reconnaissons plutôt à ces manuscrits une source commune, et contrairement à l'opinion de nos devanciers 2, nous estimons que le plus récent des deux est le ms. 20 .D. XI. En effet, les armures en plaques de fer y sont plus fréquemment représentées dans les miniatures, et les chevaux mêmes en sont revêtus; le bassinet à visière mobile munie d'une bosse conique y paraît à chaque instant, tandis que le ms. 24369 n'en offre pas encore d'exemple. Celui-ci nous montre les chevaliers armés de genouillères et de grèves, telles qu'on les portait au commencement du xiv*^ siècle, et vêtus à la mode de cette époque-, l'autre, au contraire, nous donne l'état du costume militaire, tel qu'il a été constitué vers 1340. Nous le jugeons donc postérieur au précédent de quelques années.
5° Bibl. nat., fr. 1448. — Ce manuscrit, bien connu et fréquemment cité par les érudits qui se sont occupés de la geste de Guillaume d'Orange ^, faisait déjà partie de la Bibliothèque royale en 1682, et portait le n^ 7535 dans le catalogue dressé à cette