‹ Aymeri de NarbonneChapitre 164 sur 244 · Ms. de la 13ibl. nal. fr. ziSi, loi. 48 r · texte numérisé non relu

Ms. de la 13ibl. nal. fr. ziSi, loi. 48 r

CCXXXVI INTRODUCTION

sent à donner Tassaut aux remparts. Roland tue le second frère de Matran dans un combat singulier (p. 66-7). Peu de temps après, Marsile, roi d'Espagne, qui était en Roussillon, envoie Borel de Combe Obscure avec sept mille chevaliers pour secourir Matran. Une grande bataille s'engage, où les Sarrasins sont encore vaincus (p. 74 et suiv.). Le lendemain, nouvelle défaite des païens (p. 77 et suiv.). Après une suite de combats heureux, les barons de Charlemagne se présentent devant lui pour lui demander Narbonne; Tempereur l'accorde à « Aymeric, filh d'En Arnaut de Berlanda, e nebot de Guiraut de Viana e Raynier de Lausana e Mili de Pola, e eran sey oncle, e foro filhs de Garnier de Monglan » (p. 83) ^ Dès lors Aymeri ne s'appellera plus Aymeri de Beaulande, mais Aymeri de Narbonne. Du reste, il se rend tout à fait digne de cet honneur. Bientôt il se signale en tuant Corbealh de Tortose en combat singulier, et déploie en toute occasion un courage héroïque (p. 84 et suiv.). La lutte se poursuit sans merci les jours suivants *, le roi de Valence, oncle de Matran, est pris et décapité, Borel périt de la main de Roland (p. 88 et suiv.). Enfin les Juifs qui occupaient une partie de Narbonne proposent de la rendre à Charlemagne, et la propre femme de Matran, Orionde, vient lui demander le baptême. Matran luimême ne tarde pas à être mis à mort par l'empereur, et les Juifs, à cette nouvelle, livrent une porte de la

i, Ibid., fol. 69 r<>.

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