‹ Aymeri de NarbonneChapitre 163 sur 244 · PHILOMENA. CCXXXV · texte numérisé non relu

PHILOMENA. CCXXXV

pour réprimer les désordres qui s'étaient introduits à la Grasse, a tué Tabbc de sa propre main (éd. Ciampi, p. 63 ^). Après cet événement, il se rend à Narbonne, et propose au roi païen Matran de lui céder Girone et Barcelone avec deux fois autant de terres qu'il en possède, s'il consent à lui livrer sa ville et à recevoir le baptême. Sur le refus du prince sarrasin, Tempereur donne Tordre de se préparer à une attaque. Pendant la nuit, deux frères de Matran arrivent par mer avec des forces considérables et entrent clandestinement dans la cité (ibid., p. 63-4). ^^ lendemain une lutte s'engage sous ses murs; les Sarrasins sont reporussés, et l'un des frères de Matran est tué par Engclier le Gascon (p. 65). Aymeri apparaît alors pour la première fois : « N'Aymeric, que era nebot de Guiraut de Viana c Raynier, payre d'Olivier, loqualh Aymeric fo pueys duc de Narbona -. » Il passe la rivière et vient attaquer Narbonne du côté de la Porte Aiguière avec trois cents chevaliers et soixante arbalétriers. Les chrétiens obtiennent d'abord le succès dans cette rencontre, égorgent cinquante Sarrasins et leur prennent cent chevaux. Mais Matran dirige une sortie contre les assiégeants, et se met à leur poursuite; Ogier le Danois arrive alors à leur secours avec quinze mille Allemands, tandis que Charlemagne et Roland, à la tête du reste de farmée, se dispo-

1. Une analyse sommaire de tout le roman a éic donnée par M. Meycr (/. cit., p. 54), cl par M. L. Gautier (Ép. françaises, i" éd., i. I, p. 486-7).

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