‹ Aymeri de NarbonneChapitre 171 sur 244 · CCXLIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCXLIV INTRODUCTION

de Raitnon Féraut que nous venons de citer. Les deux textes ont entre eux beaucoup de rapport et leurs expressions sont presque identiques ; le récit original est seulement un peu plus abrégé. Gomme dans Féraut, saint Magons vient avec Turpin, évêque de Reims, trouver Gharlemagne, qui lui demande des nouvelles de saint Honorât et de ses compagnons.

... E en aquell temps ell ténia assetyada Narbona e estava désespérât de tôt en tôt de haver Victoria; per que li dix Magonçi : « Si perfetament creus en Deu e en los merits dels sants..., dema en aquesta hora pendras la ciutat » (fol. 19 r" col. I).

Gharlemagne, rempli de confiance, engage la bataille.

E en aquella hora que li havia dit sent Magonçi, vench gran terra tremol, e escomoch totala ciutat, e los murs caygeren (ibid).

Les chrétiens entrent dans la ville sans coup férir, et l'empereur, en reconnaissance de ce miracle, écrit de sa main une lettre dans laquelle il proclame la grâce que Dieu lui a faite par les mérites des saints.

On voit que Féraut a suivi de très près son modèle. Il s'est permis seulement d'ajouter l'énumération de quelques-uns des barons de Gharlemagne, Estout de Langres \ Odon, Gondebeuf de Frise, Arestan de Bretagne, Raynaut de Beaulande et Nai-

I. « Estoutz, le coms de Londres », d'après Féraut; cette leçon est due probablement à une erreur de sa part ou à une faute des manuscrits.

Page 1