‹ Aymeri de NarbonneChapitre 184 sur 244 · CCLXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CCLXII INTRODUCTION

si elle consent enfin à épouser le comte Clisson qu'elle a déjà refusé, et qui, pour s'en venger, a tenté de porter la guerre en Lombardie. La jeune fille repousse encore cette proposition, mais elle a un autre parti en vue : (v") « Jamais, » dit-elle, « n'aurai chevalier espousé en ma vie sinon celui de qui j'ay tant de biens ouy racompter. — Quel est ce chevalier? » reprend alors Bonîface. « C'est Aymeri qui a conquis la cité de Narbonne. » Le roi apprend alors à sa fille que les messagers sont précisément venus de la part d'Aymeri pour la demander en mariage ; elle en témoigne une grande joie.

Le lendemain matin, Boniface appelle les messagers et leur fait connaître l'acceptation d'Hermengarde. (Fol. 21 r») La jeune fille leur est ensuite présentée, et comme ils veulent partir le jour suivant pour aller chercher le comte Aymeri, elle leur conseille de se mettre en route seulement au nombre de dix, tandis que cinquante resteront auprès d'elle avec Hugues de Berry. Les dix messagers désignés partent sous la conduite de Girart de Roussillon. « Comment le conte Clisson fut occisf par les gens du conte

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(v») Les Allemands qui ont été mis en déroute par les envoyés d'Aymeri s'en sont allés raconter leur défaite à Clisson. Celui-ci jure de s'en venger ; il rassemble des forces importantes et part de son château de Sainteron ' pour attendre au passage les ambassadeurs, à leur retour de Pavie. Les dix chevaliers de Narbonne rencontrent leurs ennemis au fond d'une vallée, rebroussent chemin en toute hâte, et entrent dans un petit sentier qui les conduit en vue d'une tour. (Fol. 22 r») Ils s'y réfugient, tandis que Girart de Roussillon continue à chevaucher sans retard vers Nar-

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