‹ Aymeri de NarbonneChapitre 197 sur 244 · LES VERSIONS EN PROSE CCLXXXIII · texte numérisé non relu

LES VERSIONS EN PROSE CCLXXXIII

le texte du ms. 335 1 ; il s'est borné à le délayer un peu en y ajoutant quelques amplifications de pure rhétorique. Le ms. 335 1 est aussi assez voisin du ms. 1497, et présente les mêmes détails sous une forme peu différente; mais la ressemblance entre ces deux derniers textes s'accentue encore davantage en d'autres endroits :

Ms. i4g7, fol. 8 v". Ms. 335 1, fol. 23i r^.

(Après la prise de Nar- Et par nombre s'en con-

bonne) on baptisa bien de vertirent plus de trois mil

.iij. à .iiij. mil hommes, les- hommes, qui puis furent si

quieulx voulurent chrestiens vaillans et bons chrestiens

devenir, et depuis le furent que bon besoing en eust de-

si bons et si fermes que puis le bon chevalier Ay-

grant secours firent et grant mery.

aide a Aymeri.

Nous pourrions citer bien d'autres exemples ^ Ces comparaisons prouvent d'une manière irréfutable que la version du ms. de l'Arsenal est dérivée de celle du ms. 1497. Elle n'en est qu'un abrégé réduit aux proportions d'un épisode au milieu du roman de Galien. Certaines parties y sont fort écourtées: l'ambassade envoyée à Pavie par Aymeri est racontée en quelques mots, et l'aventure des hanaps brûlés est totalement omise, ainsi que les combats contre Clisson (le Savari de la chanson). Inversement, le texte du ms. 1497 ne peut rien devoir à celui du ms. 335 1,

I . Voy. en particulier le passage où Mugucs de Berry déclare à Aymeri qu'il lui a choisi une femme u de bontc, de beaullc, d'onncur » (ms. 1497, fol. 10 v*-ii r"; ms. '3331, fol. 272 V).

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