‹ Aymeri de NarbonneChapitre 209 sur 244 · I. Cf. L. Gautier, Kp. françaises, 2* éd., t. IV, p · texte numérisé non relu

I. Cf. L. Gautier, Kp. françaises, 2* éd., t. IV, p

CGC INTRODUCTION

D'autre part, révénement miraculeux auquel est due la prise de Narbonne, dans le manuscrit de Venise, n'est qu'un lieu commun très fréquent dans la littérature du moyen âge. On en trouve un premier exemple dans la chronique du faux Turpin : le second chapitre de ce roman raconte que les murs de Pampelune s'écroulèrent d'eux-mêmes à la prière de Roland i. Un des continuateurs de la même chronique attribue aussi à Roland la prise de Nobles, dans des circonstances absolument semblables ^. La Karlamagnùs Saga (I, 47) nous fournit un trait identique au sujet de Trémogne ^; la ville de Luiserne, enfin, dans Gui de Bourgogne, s'effondre également d'une façon miraculeuse ^. Cette légende n'est pas particuhère à l'épopée ^; elle figure dans des textes historiques beaucoup plus anciens. Grégoire de Tours rapporte un prodige analogue opéré à Angoulême en faveur de Clovis ^, et la même tradition a eu cours relativement à la ville de Metz assiégée par Ghrocus '^, Ainsi l'auteur de l'épisode du ms. de Ve-

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